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Quand garder son nom de jeune fille impacte la virilité de son mari

"Oui, je le veux" | © Flickr @ Jean L.

Société

Aux États-Unis, la coutume veut que la mariée abandonne son nom de jeune fille pour adopter le nom de famille de son mari après lui avoir dit « oui ». Une tradition qui se perd, et qui est perçue par certains comme engendrant également une perte de masculinité. 

Selon une  étude menée par des chercheurs de l’université du Nevada, cette émancipation est en effet perçue comme une perte de pouvoir dans le chef des hommes. Selon les répondants qui ont participé à l’étude, les maris dont l’épouse a gardé son nom de jeune fille sont non seulement perçus comme étant « moins masculins » que les autres mais également comme ayant « peu de pouvoir » dans leur mariage. Il semblerait donc que la virilité ait un nom : celui que la femme adopte ou non après s’être mariée.

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Les conjoints dont l’épouse a refusé de prendre le patronyme ont également été désignés comme étant « manipulables » et « réduits au silence » par les participants à l’étude. L’épouse qui choisit de garder son nom de jeune fille est quant à elle considérée comme étant plus ambitieuse et plus stricte. Et l’auteure de l’étude, Rachael Robnett, de souligner que leurs découvertes démontrent que le sexisme hostile ne se limite pas qu’aux femmes mais bien aux hommes qui choisissent de partager leur vie.

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