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Perles d’accueil : Quand les Belges racontent leur expérience avec des réfugiés

Image d'illustration | © Belga

Société

Après les sans-papiers, la plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés héberge les histoires de ceux qui ont choisi d’ouvrir leur porte.

La résistance a fini par s’organiser de manière presque militaire au parc Maximilien – et ce sans ou malgré la présence des forces de l’ordre. Chaque jour, à la même heure, les réfugiés se pressent à la lisière de la pelouse, prêts à grimper dans la voiture de celui ou celle qui les accueillera pour une nuit ou plus, après s’être inscrit via un sondage sur la page Facebook de la plateforme citoyenne.

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Tout est réglé comme sur du papier à musique… jusqu’à ce que l’on se retrouve seul avec ses invités. Sera-t-on mal à l’aise ou tout se fera-t-il naturellement ? Sera-t-on timide ou au contraire bavard ? D’ailleurs, saura-t-on communiquer ? L’expérience est unique dans chaque foyer et ne se découvre qu’une fois la nuit et les étrangers venus.

©BELGA PHOTO THIERRY ROGE

Au fil des jours pourtant, les récits de ces rencontres atypiques ont fait surface, d’abord sur Facebook : émouvantes et émues, souvent drôles, parfois inquiètes. Désormais, on les retrouve également sur un site dédié, « Perles d’accueil« . « Des histoires, des souvenirs, des rencontres, des découvertes et le sentiment si vivifiant d’aider son prochain et de réinvestir pleinement sa qualité d’être humain, voilà ce que ce genre d’expérience apporte », relate la plateforme en guise de contexte et de prélude.

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« J’ai cliqué sur le bouton ‘bonne action’ et tout s’est déroulé très vite », commence ce soir une hébergeuse, avant de conter l’histoire de cette nuit un peu particulière, entre des invités épuisés, des enfants pas vraiment fatigués et un mari malade. Une autre citoyenne partage l’histoire d’une tondeuse providentielle qui tisse des liens, tandis qu’un internaute poste une photo d’un sapin de Noël au pied duquel on s’est réunis le temps d’un week-end. Ici le souvenir d’un repas éthiopien, là ce « home sweet home » qu’on n’oubliera jamais. Les histoires se suivent, certes, mais ne se ressemblent pas. Ou plutôt si, elles ont bien un point commun : chacune est le récit d’une personne qui a osé ouvrir sa porte.

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