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La fin du télégramme est programmée pour le 29 décembre. stop.

Un télégramme envoyé du Koweit. | © Flickr/Brett Jordan

Société

Proximus a décidé de supprimer son service de télégrammes à la fin de l’année, ne laissant qu’une dizaine de clients dans un embarras fort contournable.

On aurait pu croire que le téléphone fixe, puis mobile, suivi par Internet et ses multiples services de messagerie l’avaient déjà enterré depuis longtemps, mais il était parvenu à survivre dans la jungle de messages courts si utilisés aujourd’hui. Pourtant, plus de 150 ans après so arrivée en Belgique, Proximus s’apprête à mettre un point final à l’histoire du télégramme : à partir du 29 décembre 2017, il ne sera définitivement plus possible d’envoyer ses messages par télégraphe.

Débarqué en 1846 en Belgique, selon Le Soir, le télégramme a connu son âge d’or dans les années 30, où environs 200 millions étaient envoyés à travers le monde. Il était alors un « service d’intérêt public ». Cette année en revanche, ils n’étaient plus que 8 000 à voyager par les lignes. Le service continuait à être utilisé pour sa valeur juridique, notamment auprès des huissiers de justice, mais était devenu très coûteux : une quinzaine d’euros pour 20 mots.

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Face au nombre d’alternatives au télégramme, Proximus, qui continuait à le proposerà ses clients, a décidé d’y metre un « stop » final ce 29 décembre. Après la fin des missives par pigeon voyageur, c’est un autre moyen de communication de légende qui disparait.

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