Paris Match Belgique

Après #MeToo, l’Australie dénonce le harcèlement sexuel dans l’industrie musicale avec #meNOmore

Après #MeToo, le #meNOmore

Société

Elles sont 360 femmes australiennes à avoir signé une lettre ouverte dénonçant le sexisme dans l’industrie musicale dans leur pays et demandant une « tolérance zéro ».

 

Après l’industrie du cinéma, c’est au tour de l’industrie musicale de briser le silence. « Ces dernières semaines, alors qu’Hollywood portait le flambeau du mouvement l#MeToo de Tarana Burke et que des histoires commençaient à sortir partout dans le monde, nous nous sommes retrouvées pour donner de la force à nos amies et collègues qui avaient leurs propres histoires à partager ». « Nous », ce sont les chanteuses Courtney Barnett, Tina Arena ou encore Jessica Origliasso de The Veronicas.

Comme le révèle l’édition australienne du Guardian, en tout, ce sont 360 femmes travaillant dans l’industrie musicale en Australie qui ont signé un texte publié sur le site theindustryobserver.com mardi 12 décembre. Elles y témoignent des discriminations, des agressions, harcèlements sexuels et viols dont elles ont été victimes et exigent la « tolérance zéro » pour l’objectification et les comportements sexistes, ainsi qu’une plus grande solidarité de la part de leurs collègues masculins.

Lire aussi > #MeToo : Agressions sexuelles partout, justice nulle part ?

Après le mouvement #MeToo suite au scandale Harvey Weinstein, elles ont initié un nouveau mouvement avec le hashtag #meNOmore (« Moi plus jamais »), car il est plus qu’urgent et important de médiatiser ce problème. Elles sont artistes, publicites, musiciennes, avocates, managers, attachées de presses.. et ont toutes été victimes de violences et de machisme dans leur carrière.

« Je travaillais dans les coulisses d’un énorme groupe de musique, leur tour manager m’a regardée droit dans les yeux tout en disant devant tout le monde qu’il y avait deux types de femmes : les putes et les salopes » témoigne une femme. « Après une réunion à un festival, j’ai reçu une photo que je n’avais jamais demandée du pénis du directeur général après avoir décliné sa proposition de revenir plus tard dans son bureau qui était « très sombre et où il y avait de l’alcool et de la cocaïne ». Une autre anonyme raconte que sa « tête a été poussée vers l’entrejambe d’un collègue et il l’a maintenue ainsi alors qu’elle disait non ».

En novembre dernier déjà, près de 2 000 artistes suédoises dénonçaient à leur tour des abus sexuels dont les chanteuses Robyn, Tove Lo ou encore First Aid Kit.

CIM Internet