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Pourquoi Antoine Griezmann est accusé de « racisme ordinaire » avec sa « total blackface »

Le footballeur a participé à une soirée "années 80". | © AFP PHOTO / GABRIEL BOUYS

Société

Dimanche, le joueur de football français a étonné la toile en postant une photo de lui entièrement grimé en basketteur noir. L’occasion de rappeler les méfaits de la « blackface ».

 

Ce matin, toute trace de maquillage disparue, Antoine Griezmann se dit peut-être qu’il y réfléchira à deux fois, pour son prochain déguisement. C’est que sa dernière « eighties party » a d’ores et déjà fait couler beaucoup d’encre sur les réseaux sociaux : dans un tweet posté le 17 décembre, l’attaquant français de l’Atletico Madrid a cru bon de partager une photo de lui déguisé en basketteur afro-américain des Harlem Globetrotters – et donc entièrement peinturluré de noir, des chevilles à la racine des cheveux… frisés pour l’occasion.

La « transformation » de l’attaquant des Bleus a ainsi déclenché une vive polémique qui se charge désormais de rappeler à Antoine Griezmann que la « blackface », même « pour rire », est le rappel contemporain d’un racisme ordinaire qui date quant à lui du 19ème siècle. La pratique du « blackface », qui consiste à se peindre le visage en noir sur une scène de théâtre pour caricaturer les personnes noires, date d’aussi loin que ça. Si ce grimage était surtout retrouvé aux États-Unis dans les « minstrels shows » à l’américaine, il en existe une forme toujours d’actualité et extrêmement polémique dans nos contrées en 2017 : la figure du Père fouettard, que certains estiment couvert de suie, mais dont la légende dit aussi qu’il pourrait être un Maure ramené par Saint-Nicolas.

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Dans un tweet déjà largement partagé, une utilisatrice rappelle ainsi que « la couleur de peau n’est pas un déguisement, surtout quand elle porte en elle des siècles d’esclavage ». À ceux que la polémique indiffère, elle explique également que le jugement de telles sorties médiatique devrait être laissé aux seules personnes concernées – et donc de couleur.

Après avoir tenté de faire disparaitre la photo initiale, Antoine Griezmann a partagé de courtes excuses sur la plateforme. « Je reconnais que c’est maladroit de ma part. Si j’ai blessé certaines personnes je m’en excuse », a-t-il écrit dans la soirée de dimanche. Un bien drôle d’« hommage » aux Harlem Globetrotters, qui, dans les années 30, ne pouvaient jouer en ligue nationale – malgré leur niveau impressionnant – à cause de leur couleur de peau.

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