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Avec l’alcool synthétique, les gens pourraient ne plus boire d’alcool d’ici à dix ans

Du vin à la bière en passant par les liqueurs, l'alcool serait-il en voie de disparition ? | © Flickr : Paul Padshewscky

Société

D’après un expert britannique en addictologie de l’Imperial College de Londres, l’alcool pourrait disparaître des sociétés occidentales d’ici une génération.

 

Si l’on en croit les prédictions d’un professeur de la prestigieuse université londonienne Imperial College, les générations futures pourraient bien finir sobres. Adieu, ivresse ennemie. Du vin à la bière en passant par les liqueurs, l’alcool serait-il en voie de disparition ?

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« D’ici 10 ou 20 ans, les gens ne boiront plus d’alcool à part lors de rares occasions » déclarait le 14 novembre dernier David Nutt, éminent professeur et ancien conseiller du gouvernement en matière de drogues, au International Business Times. À l’origine de ce présage, l’alcool synthétique. Une boisson miracle, garantie sans gueule de bois, qui propose de remplacer l’alcool traditionnel en évitant ses dégâts nocifs sur la santé. Imitant les effets populaires et appréciés de l’alcool classique, « l’alcosynth » pourrait bien devenir « la boisson préférée des sociétés occidentales d’ici dix ou vingt ans », affirme le professeur.

D’ici dix ou vingt ans, les sociétés occidentales ne boiront plus d’alcool, excepté lors de rares occasions.

Alcool de synthèse et cigarettes électroniques

Alors que la Belgique figure parmi les plus grands consommateurs d’alcool au monde, avec un moyenne de onze litres d’alcool pur sirotés par an, envisager de vivre sans une goutte d’alcool peut encore paraître un pari fou pour certains. Et ce, même quand la période d’abstinence ne se limite qu’à 28 jours. Mais pour David Nutt, « remplacer les boissons alcoolisées par une substance inoffensive » – l’alcool synthétique donc – apparaît comme étant « l’une des plus grandes avancées en matière de santé publique de toute l’histoire ». À l’instar du tabac, précise le professeur, convaincu qu’il suffira d’une décennie pour que les cigarettes classiques soient remplacées par leur version électronique.

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Reste encore à savoir si les effets de synthèse et présumés sans danger de l’alcosynth conserveront les effets « positifs » de l’alcool. À condition de boire avec modération, la boisson pourrait en effet protéger de la démence ou encore améliorer nos connaissances des langues étrangères. « Prost », « Cheers », ou « Na zdrowie« … C’est selon, et à votre santé !

 

 

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