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Le tweet ravageur d’un dopé repenti à propos des « maladies » de Christopher Froome

Christopher Froome

Sale temps pour le quadruple champion du Tour | © PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN

Sport

Alors que le Tour de France 2019 qui s’élancera de Bruxelles était présenté ce mardi en présence d’Eddy Merckx, le journal L’Equipe révélait les axes de défense de Christopher Froome suite à son contrôle anti-dopage positif lors de la dernière Vuelta. Axes de défense qui ont fait réagir un repenti du dopage, Michael Rasmussen, avec un certain sarcasme.

Si j’ai été contrôlé positif au salbutamol avec un taux deux fois supérieur à la limite autorisée, c’est à cause de problèmes aux reins. Voici à quoi pourrait ressembler la ligne de défense du quadruple vainqueur du Tour de France si l’on en croit le quotidien sportif français L’Equipe dans son édition de ce 16 janvier. Selon les experts mandatés par le coureur, ses reins fonctionneraient si mal qu’ils auraient retenu tout le salbutamol pris pour soigner son asthme et, une fois les reins refonctionnant normalement, ils auraient expulsé le salbutamol en doses anormalement élevées.

Asthmatique chronique, le coureur belge Tim Wellens dénonçait récemment l’usage abusif de puffs dans le peloton, Christopher Froome souffrirait donc aussi de problèmes sévères aux reins. De quoi attirer le sarcasme de Michael Rasmussen, ex-coureur pro, vainqueur du classement du meilleur grimpeur du Tour de France et convaincu pour dopage dans les années 2000. Depuis 2013, et ses aveux complets, le Danois souhaite se battre pour un sport plus « juste » et plus « propre ».

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Le Danois y relève avec un certain cynisme que sans tous ses problèmes de santé, la justice décidera de la véracité de ceux-ci, Christopher Froome aurait certainement pu rejoindre Paris un jour avant les autres coureurs du Tour. Une allusion sans le moindre voile à l’insolente domination du coureur d’origine kenyanne et de son équipe Sky sur la plus grande épreuve cycliste par étapes au monde.

Au delà du clash, Chris Froome risque gros. En utilisant une telle ligne de défense, les causes médicales et non une erreur humaine par exemple, le coureur de la Sky risque jusqu’à deux ans de suspension. A 33 ans, ça sonnerait certainement la fin de sa carrière.

Dans le peloton, pour parler encore un peu sport entre un puff et un procès, l’organisateur du Giro, le Tour d’Italie, auquel devrait prendre part le coureur poursuivi, demande la clarté au plus vite.

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