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5 nouvelles règles à réviser pour regarder les matchs du Mondial

L'arbitre argentin Nestor Pitana pendant le match d'ouverture de la Coupe du monde, Russie-Arabie saoudite, le 14 juin. | © AFP PHOTO / Mladen ANTONOV

Sport
La FIFA a apporté plusieurs modifications au règlement de la Coupe du monde, qui a démarré hier à Moscou et se poursuivra jusqu’au 15 juillet.

Á l’occasion de cette nouvelle édition du Mondial, lancée hier en fanfare avec la victoire des russes 5-0 sur l’Arabie saoudite, la FIFA a apporté plusieurs modifications au règlement de la compétition. Présentation des cinq nouvelles règles à connaître pour se vanter et avoir l’air de s’y connaître devant les matchs. 

Le quatrième remplacement 

En football, à la différence d’autres sports collectifs tels que le rugby ou encore le handball, les changements sont limités au nombre de 3 par équipe, hors matchs amicaux. En Russie, à compter des huitièmes de finale, les sélectionneurs auront désormais le luxe de pouvoir effectuer un quatrième et dernier changement. Un moyen d’injecter du sang neuf en fin de match, et donc indirectement, la promesse de plus de spectacle. Difficile de s’en plaindre.

L’assistance vidéo 

Une Coupe du Monde, ce sont aussi des joies et des larmes suspendues aux moindres coups de sifflet d’un arbitre. Et ce ne sont pas les Anglais, battus par la main de l’Argentin Diego Maradona en quart de finale de l’édition 1986, qui diront le contraire… Un fait de match historique, qui ne risque pas de se reproduire cet été. En effet, l’assistance vidéo sera de mise pour la totalité des rencontres de la compétition. Mais attention, elle ne pourra être appliquée que dans quatre situations précises : la validation d’un but, l’attribution d’un carton rouge direct à un joueur, la correction d’une erreur d’identification de joueur et la décision d’accorder ou non un pénalty.

Á Moscou le 9 juin, un technicien inspecte les écrans de contrôle qui vont être utilisés lors du Mondial. © Kyodo / MAXPPP

Des observateurs installés en tribunes 

Autre nouveauté de ce Mondial : les staffs disposeront de deux observateurs installés en tribunes, accompagnés d’un membre du staff médical. Ainsi, ces derniers auront un regard différent sur le jeu, car bénéficiant d’une vision plus globale. Du petit pain pour les staffs techniques présents sur le banc de touche, qui entretiendront un contact direct avec leurs observateurs.

Un protocole à suivre en cas de commotion

La quatrième nouveauté vise à protéger l’intégrité physique des principaux acteurs d’une Coupe du Monde : les joueurs. En cas de commotion cérébrale, l’arbitre central pourra donc interrompre la rencontre « jusqu’à 3 minutes ». De plus, la FIFA précise que l’arbitre ne pourra autoriser le joueur blessé à continuer la partie « qu’avec l’autorisation du docteur de l’équipe, qui aura le dernier mot ». 

Daniel Carvajal à terre lors de la récente finale de la Ligue des champions. © Paul Chesterton

Match arrêté en cas d’acte raciste

Le sport étant porteur de valeurs de respect, de tolérance et de vivre ensemble, tout acte de racisme avéré sera évidemment sévèrement puni. Pire, cela pourrait même entraîner un arrêt de la rencontre. A noter qu’afin de détecter au mieux les actes de racisme, qui constituent l’une des principales craintes des organisateurs, des observateurs indépendants seront répartis dans les différentes enceintes.

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