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5 choses à savoir sur Nacer Chadli

La joie de Nacer Chadli, qui revient de loin, après son but face au Japon. | © AFP PHOTO / Odd ANDERSEN

Sport

À 28 ans, Nacer Chadli a sûrement vécu la plus belle soirée d’une carrière pas comme les autres.

Le héros de lundi soir, qui a marqué le troisième but et donné la victoire aux Diables, n’a pas eu que des hauts dans sa carrière et a dû batailler pour arriver au plus haut niveau. Encore cette saison, dans son club de West Bromwich Albion, le joueur d’origine marocaine a été victime d’une sale blessure et n’a joué que cinq matchs. Retour sur cinq faits qui en font un joueur atypique.

Dans l’ombre d’Axel Witsel, son meilleur ami

Coéquipiers dans les équipes de jeunes au Standard, les deux joueurs ont connu des trajectoires bien différentes. Celle de Witsel fut fulgurante, Chadli restant lui loin des projecteurs. En 2005, le Standard lui signifie qu’il est temps de s’en aller alors que son ami est au sommet, collectionnant les récompenses individuelles. Nacer se verra obligé de s’exiler aux Pays-Bas, en deuxième division pendant trois ans. Une période solitaire pendant laquelle il poursuit sa formation. Il rebondira à Twente, toujours aux Pays-Bas, relancé par Michel Preud’homme en 2010. Après des prestations solides et plusieurs buts en Ligue des champions, sa carrière repart alors de plus belle. Il partira pour Tottenham, club de l’élite anglaise, en 2013. Une nouvelle dimension.

Nacer Chadli et Axel Witsel sont restés très proches malgré des trajectoires différentes. © BELGA PHOTO / HANDOUT KETCHUM

Il a joué un match amical pour le Maroc avant de rejoindre les Diables

Tout fraîchement arrivé à Twente, le joueur d’origine marocaine est appelé en sélection chez les « Lions de l’Atlas » par Eric Gerets, alors sélectionneur. Le joueur participera à l’entièreté d’une rencontre face à l’Irlande le 17 novembre 2010 et sera élu homme du match. Match amical oblige, il peut à ce moment là toujours opter pour les Diables par la suite. Trois mois plus tard, il honore sa première sélection avec la Belgique face à la Finlande.

On le surnomme le « dauphin »

Jusqu’à son transfert à Tottenham, son avant-dernier club, le joueur s’amusait régulièrement à placer des dauphins sur les réseaux sociaux. Il s’agirait à l’origine d’une réflexion d’un ami qui lui aurait dit un jour qu’il avait une peau semblable à celle des dauphins. Depuis une grossière simulation du joueur en championnat anglais, le surnom de dauphin est resté de l’autre côté de la Manche. Les supporters adverses disent de lui qu’il « plonge comme un dauphin ». Il a même dû s’en expliquer à la BBC.

Porte-bonheur des Diables

Comme le souligne la DH, Chadli n’a jamais perdu une rencontre officielle avec les Diables quand il a débuté dans le onze de base. Ce n’est arrivé qu’une seule fois lors d’un match amical, durant un déplacement au Portugal. Autre statistique assez dingue :  la Belgique n’a perdu que trois rencontres, officielles ou amicales, lorsque Nacer Chadli était au moins une minute sur la pelouse (Angleterre, Argentine et Portugal). Roberto Martinez devrait peut-être envisager de le faire jouer tous les matchs.

Son autre pote en sélection : Dries Mertens

Les galères des deux petits belges aux Pays-Bas les ont indéniablement rapproché. Ils ont joué ensemble en deuxième division pour le club d’Apeldoorn et en ont tiré une amitié qui va bien au-delà du football, comme en attestait le grand frère de Chadli à So Foot : « Ils se sont connus à Apeldoorn, mais sont restés en contact depuis. Ils sont d’ailleurs partis quelques fois en vacances ensemble. Ils sont allés au Mexique il y a deux ans, avec d’autres amis, et l’an passé à Las Vegas. »

© BELGA PHOTO / DIRK WAEM
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