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Aux Mondiaux juniors, une athlète de 16 ans en paraît 40 de plus et sème le doute

L'athlète éthiopienne Girmawit Gebrzihair ne fait pas du tout son âge. | © Imago / Belga

Sport

Aux Mondiaux d'athlétisme des moins de 20 ans en Finlande, une athlète éthiopienne à l'apparence physique inhabituelle (pour une jeune femme de 16 ans) a semé le doute sur la piste.

 

Polémique en plein championnats du monde juniors d'athlétisme. Alors que l'Ethiopie réalise un parcours remarquable depuis le lancement de la compétition, le pays se fait actuellement remarquer pour une toute autre raison.

Au centre des discussions, l'athlète éthiopienne Girmawit Gebrzihair. Aperçue (et photographiée) au stade finlandais de Tampere - au moment de décrocher la médaille de bronze du 5 000 mètres - la jeune femme a suscité plus d'un froncement de sourcils de la part des spectateurs et des internautes.

Junior ou senior ?

Traits ridés, dentition abîmée ; l'Éthiopienne qui concourt dans la catégorie des moins de 20 ans semblerait bien plus âgée que ce qu'il est écrit sur le papier, commente-t-on rapidement sur les réseaux en faisant circuler un cliché éloquent de l'athlète. Née le 21 novembre 2001, comme l'indique sa fiche d'identité validée par la Fédération internationale de l'athlétisme (IAAF), Girmawit Gebrzihair est supposée avoir 16 ans. Une information que beaucoup auront néanmoins du mal à croire.

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Repéré par Le Figaro, puis relayé par nos confrères de la Dernière Heure, le tweet du coureur espagnol Oscar Husillos (spécialiste du 400 mètres) a d'autant plus remis en question l'âge exact de la "jeune" femme. "Ses enfants et petits-enfants dans les tribunes la voient courir au Mondial des - 20 ans", écrit-il dans un malaise palpable.

Vérification douteuse

"À quoi ressemble une jeune fille de 16 ans en Éthiopie ?", se demande-t-on alors. Puisque la fédération internationale de l'athlétisme est censée vérifier les informations concernant l'état civil des athlètes qui participent aux compétitions qu'elle organise, rien ne pourrait laisser penser à une fraude. Surtout que l'IAAF suit les performances de la coureuse de fond éthiopienne depuis 2017. Sait-on jamais ? Sur la toile, le doute continue de planer...

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