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Qui est Ada Hegerberg, premier Ballon d’Or féminin ?

Ada Hegerberg

Au printemps 2016, Jean-Michel Aulas affirmait qu'elle était "en route pour devenir la meilleure joueuse du monde". | © FRANCK FIFE / AFP

Sport

« Jeunes filles, s’il vous plaît, croyez en vous », a lancé Ada Hegerberg aux jeunes footballeuses. 

 

« C’est historique, c’est incroyable ». C’est avec ces mots, le visage illuminé par un sourire radieux, que la première lauréate du Ballon d’Or féminin a accueilli son trophée ce lundi 3 décembre. Et elle avait de bonnes raisons de rayonner ! En plus de recevoir une des plus hautes distinctions du monde du ballon rond, l’attaquante norvégienne de l’Olympique lyonnais marque l’Histoire en devenant la première femme à recevoir la récompense, qui était jusqu’ici uniquement décernée aux hommes. Un grand pas dans un monde du football (trop) régulièrement sous le feu des critiques pour son sexisme. Qui est Ada Hegerberg ?

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Un palmarès impressionnant et un caractère bien trempé

La joueuse née en 1995 affiche à son palmarès trois Ligues des champions avec le club rhodanien. Elle avait, en outre, déjà été désignée meilleure joueuse de la saison 2016 par l’UEFA, indique Le Monde à partir d’informations de l’AFP.  « Elle est très complète. Elle a la puissance, une qualité technique et de frappe », racontait en 2017 auprès de l’agence de presse française la latérale du Paris-SG et de l’équipe de France Eve Périsset. Au printemps 2016, Jean-Michel Aulas, président de l’OM, affirmait également qu’elle était « en route pour devenir la meilleure joueuse du monde ». Prémonitoire !

Ada Hegerberg
18 novembre, lors de la rencontre D1 femme entre le Paris Saint-Germain (PSG) et Lyon (OL) © FRANCK FIFE / AFP

En août 2017, elle se met en retrait de la sélection nationale norvégienne, sortie en trois défaites du premier tour de l’Euro 2017. Un échec cuisant pour l’équipe qui avait disputé la finale de la compétition en 2013. Hegerberg considérait, selon Le Monde, que « Si l’équipe nationale veut atteindre les objectifs et les résultats que l’encadrement a fixés, ça nécessite, selon moi, des améliorations dans plusieurs domaines, à la fois dans la planification, dans l’exécution et dans le suivi ».

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Un long chemin à parcourir

« Je voulais dire merci à mes coéquipières, à mon entraîneur et à notre président Jean-Michel Aulas, qui fait beaucoup pour le football féminin. C’est une grande étape, c’est très important pour nous les femmes », a-t-elle déclaré lors de la remise de sa récompense. Consciente de la difficulté pour la gente féminine de se faire une place dans un monde qui reste majoritairement masculin, elle a appelé les jeunes joueuses à croire en elles. Concluant avec ces mots : « Ce sont aussi les hommes qui vont aider le foot féminin. Il faut de l’aide des gens les plus haut placés dans le système, à la FIFA, à l’UEFA… Il y a encore du travail à faire ».

La cérémonie historique a été marquée par une intervention du DJ Martin Solveing, qui a demandé à l’attaquante lyonnaise si elle voulait danser le twerk. Un commentaire qui a provoqué l’ire des internautes, dénonçant un « manque de respect » et « sexisme » de la part de l’artiste français. Solveig s’est ensuite excusé pour une « mauvaise blague ».  La joueuse a quant à elle tempéré les critiques : « Il est venu me voir après et il s’est excusé. Je n’ai pas vu la situation comme ça, comme les autres. On a dansé un peu, j’ai eu le Ballon d’or, et c’est le plus important pour moi. Je n’ai pas trouvé cela sexiste ». Mais ce mardi 4 décembre, les réactions indignées fusent toujours sur la toile.

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