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Quand Kompany raconte comment un somnifère a permis de battre le Brésil au Mondial

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La joie de Vincent Kompany lors du quart de finale remporté face au Brésil. | © BELGA PHOTO / LAURIE DIEFFEMBACQ.

Sport

Le joueur de Manchester City est revenu pour la RTBF sur les dessous de la victoire des Diables en quart de finale. Un succès qui s’explique en partie par une prise de somnifère … la veille du match.

C’est à coup sûr l’un des plus beaux moments de l’histoire du football belge qui s’est écrite le vendredi 6 juillet dans la Kazan Arena, en quart de finale du Mondial face au Brésil. Nos Diables, éliminés lors du match suivant face à l’équipe de France, termineront tout de même troisième du Tournoi après un dernier succès face aux Anglais. Dans le JT de la RTBF ce vendredi soir et en prévision d’une émission exclusive diffusée le 1er janvier, « Epopée russe, je l’ai dit bordel ! » sur la Une à 20h15, Vincent Kompany est revenu sur les dessous du parcours formidable des Diables rouges.

Lors de la victoire 2-1 lors d’un match maîtrisé par les Belges, le Bruxellois avait forcé le Brésilien Fernandinho à marquer contre son camp dès la 13e minute après une tête déviée sur corner. À propos de ce but, le joueur belge tient une explication assez rocambolesque : une prise de somnifère la veille qui l’a empêché d’arriver à l’heure à la séance d’entraînement du matin, entraînant une série d’événements jusqu’au but fatidique.

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Un tête-à-tête avec Thierry henry

Le défenseur belge explique : « L’histoire de ce but est intéressante. À l’hôtel, la veille, il y avait du tapage et je n’arrivais pas à dormir. J’ai alors pris un cachet pour dormir mais j’avais oublié de mettre mon réveil. Résultat : le matin, lors du premier meeting, je ne suis pas là. Je me réveille après celui-ci. J’étais complètement out après le voyage. Ce premier meeting est consacré aux phases arrêtées. Je présente mes excuses auprès du groupe et auprès de l’entraîneur. Je demande alors de pouvoir discuter avec Thierry Henry qui s’occupait des phases offensives. À deux, on a complètement changé les plans prévus. Je lui ai dit que le Brésil défendait exactement de la même manière que Manchester City. J’ai d’ailleurs vu l’entraîneur national brésilien avec Pep Guardiola à notre centre d’entraînement à City. Ils ont copié ce qu’on fait à City. Je connais aussi la faiblesse du système. Si tu regardes les images, je fais une course coupée entre les deux lignes et il n’y a personne de la première ligne, celle censée dégager le ballon, qui me voit arriver. Si je ne prends pas le cachet pour m’endormir et si je n’ai pas le tête-à-tête avec Thierry Henry, cette phase n’aurait pas pu se dérouler. C’est un truc de fou. »

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Le joueur termine par une note optimiste et sans regrets, louant la performance de notre équipe au sein d’un tournoi relevé : « À la coupe du Monde, on a joué le Brésil, la France et deux fois l’Angleterre. Qui aurait cru il y a quelques années qu’on aurait terminé troisième en ayant affronté de tels adversaires ? Je suis fier de notre parcours ».

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