Paris Match Belgique

Roger Federer craque et fond en larmes en pleine interview [VIDÉO]

roger federer

Même les plus grands ont des failles. | © Oli SCARFF / AFP.

Sport

Dans une interview particulièrement touchante, le « Maître » du tennis a laissé échapper quelques larmes en évoquant celui qui lui a tout appris.

Il est comme l’appelle les amateurs de tennis le GOAT (Greatest of all times, ou « le plus grand de tous les temps ») dans sa discipline. Affublé de ses 20 titres du Grand Chelem, d’une longévité record et d’un style unique, Roger Federer, du haut de ses 37 ans, entame sa 22ème saison dés la semaine prochaine (il sera en compétition lors de la première levée du Grand Chelem, l’Open d’Australie). Mais malgré ses airs de champion indestructible et d’homme quasi parfait, le Suisse reste un être humain comme les autres, sensible et spontané par moments. Lors d’une interview pour CNN tournée début décembre et diffusée ce lundi, « Fed Express » a fondu en larmes en évoquant Peter Carter, le coach qui lui a apporté sa technique unique en son genre.

Lire aussi > Roger Federer, l’éternel numéro 1

Un champion très ému

« Si je peux remercier quelqu’un pour ma technique, c’est bien Peter », déclare le champion plein de lucidité. Car le Suisse sait trop bien ce qu’il doit à l’Australien, considéré à juste titre comme l’homme qui a changé le jeu du jeune joueur d’alors, à l’aube des années 2000. Il raconte aussi comment ce grand entraîneur lui a inculqué l’attitude propre aux grands joueurs. L’actuel numéro 3 mondial raconte leur rencontre au club de tennis de Bâle alors qu’il est encore un gamin puis le duel à distance qu’il débute avec un jeune australien de son âge, un certain Lleyton Hewitt. Tous deux ont remporté ensuite Wimbledon, l’US Open et furent numéro 1 mondial.

Lire aussi > Les larmes de Roger Federer pour sa 20ème victoire en Grand Chelem

C’est alors que la journaliste Christina Macfarlane lui demande ce que son ancien entraîneur, décédé en août 2002 dans un accident de voiture en Afrique du Sud (soit un an avant son premier Wimbledon, remporté en juillet 2003) aurait pensé en voyant qu’il avait aujourd’hui gagné 20 tournois du grand chelem. Regard ému, petit haussement d’épaules, la tête qui se baisse … : Roger Federer craque. La journaliste s’excuse. Le Suisse reprend ses esprits, et indique espérer « qu’il aurait été fier de moi. Il ne voulait pas que je sois un talent gâché. Son départ a été en quelque sorte un déclic et c’est là que j’ai vraiment commencé à travailler très dur. » Toujours ému, Federer conclut sur le fait d’avoir été chanceux durant sa carrière d’avoir pu rencontrer les personnes au bon moment. Prenant soin de préciser, à juste titre, qu’il avait aussi pris les bonnes décisions.

CIM Internet