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Open d’Australie : Qui est Stefanos Tsitsipas, le tombeur de Roger Federer ?

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La plus belle victoire de sa carrière, face à l'idole de son enfance. | © Jewel SAMAD / AFP

Sport

À seulement 20 ans, Stefanos Tsitsipas est entré dans la cour des grands en éliminant le légendaire Roger Federer en huitièmes de finale de l’Open d’Australie.

 

La relève est assurée. À Melbourne, le jeune prodige Stefanos Tsitsipas a réussi l’exploit dimanche d’éliminer le double tenant du titre de l’Open d’Australie Roger Federer.  6-7, 7-6, 7-5, 7-6 et 3h45 de jeu. Un match monumental dont le Grec est sorti vainqueur, à la surprise générale. À seulement 20 ans, Tsitsipas peut déjà se vanter d’être le meilleur joueur de tennis de l’histoire de son pays depuis le début de l’ère open, en 1968. Après s’être révélé en 2017 lors du tournoi d’Anvers, où il a battu notamment David Goffin, le jeune talent est devenu le premier Grec à entrer dans le classement des 100 meilleurs joueurs du monde.

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En 2018, le tennisman a continué sur sa belle lancée avec des finales à Barcelone et Toronto où il réalisera un véritable chef-d’œuvre : il a battu trois top 10 : Novak Djokovic, Alexander Zverev et Kevin Anderson. Un triplé qui n’était plus arrivé depuis Nadal en 2006. Il remporte son premier titre ATP à Stockholm, avant de décrocher une autre victoire aux Next Gen ATP Finals à Milan, un tournoi réunissant les meilleurs espoirs du tennis mondial.

« Je suis incroyablement reconnaissant de pouvoir jouer à Milan et devenir le second vainqueur du tournoi. C’est un moment très spécial et je crois pouvoir en tirer de la confiance afin de mieux jouer à l’avenir », avait réagi le joueur après sa victoire face à l’Australien Alex De Minaur.

Une affaire de famille

C’est à l’âge de 3 ans que Stefanos Tsitsipas a commencé à jouer au tennis. Rien d’étonnant lorsque l’on sait qu’il est le fils d’une ancienne joueuse de tennis professionnelle Julia Apostoli, qui a battu des pointures telles que Virginia Wade, triple gagnante en Grand chelem en simple, et Renáta Tomanová au début des années 80. Le père de celle-ci, Sergueï Salnikov, est également un grand sportif. Footballeur professionnel, il fut sélectionné à 20 reprises dans l’équipe de l’Union soviétique avec laquelle le grand-père de Stefanos Tsitsipas obtiendra la médaille d’or aux Jeux olympiques de 1956 à… Melbourne. Quant à son père, Apostolos Tsitsipas, il n’est autre que son entraîneur.

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À la traditionnelle question des points forts, les réponses du clan Tsitsipas varient. Et c’est plutôt bon signe. Pour Stefanos, ce sera son coup droit et son service. Pour son père, c’est plutôt son revers, développé à une main. Un point faible ? Probablement son tempérament colérique.

Son autre passion

Sur sa chaîne YouTube, le joueur de tennis a plutôt l’air d’un globe-trotter doux et détendu. Lors des tournois, il profite de son temps libre pour visiter la ville où il est en compétition, se filmer et publier le résultat de ses aventures dans un carnet de bord numérique. « Je considère les vidéos comme une sorte de plan B pendant les tournois, raconte le créatif au New York Times, cité par Libération. Si les choses ne se passent pas bien au début de la compétition, je vais en profiter pour faire une vidéo. Mais si je gagne mes matchs, j’essaie de ne pas y penser. »

À Melbourne, Stefanos Tsitsipas pourrait par exemple rendre visite à la communauté grecque qui est derrière lui, à l’Open d’Australie. En bleu et blanc, ils le soutiennent bruyamment à tous ses matchs. « Melbourne est la ville avec la troisième plus grosse communauté grecque après Athènes et Salonique, explique dans le Guardian le jeune prodige. Je n’ai jamais reçu autant de soutien sur un court de tennis ». « C’est un tournoi qui a une grande importance pour moi, avec une communauté grecque et le public grec, cela le rend encore plus excitant. J’aime le temps, j’aime les gens, j’aime la nourriture, j’aime le style de vie. Je veux bien faire ici. Je n’ai pas encore eu l’occasion de faire de mon mieux en Australie, mais je suis excité », poursuivait-il, quelques jours avant sa rencontre contre Federer. Le joueur pourra même se rendre dans le restaurant Stalactites pour y goûter un souvláki à son nom. Mais avant, il disputera une place en demi-finale de l’Open d’Australie contre l’Espagnol Roberto Bautista Agut.

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