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Qui est Amanda Anisimova, demi-finaliste de Roland-Garros à seulement 17 ans ?

Amanda Anisimova

Une gueule d'ange qui cache une puissance de feu. | © Philippe LOPEZ / AFP

Sport

L’Américaine, tombeuse de Simona Halep en quarts ce jeudi, a tout pour être la grande championne de demain.

Tombeuse ce jeudi de Simona Halep en quarts de finale (6-4,6-2), qui n’était autre que la tenante du titre du tournoi parisien (voir le résumé de son match plein de maîtrise en fin de l’article), Amanda Anisimova est indubitablement la nouvelle sensation du tableau féminin. Grande blonde à la puissance de feu, elle rappelle Maria Sharapova, qui n’est autre que son modèle, même si la jeune joueuse est régulièrement comparée à Serena Williams pour sa précocité et sa frappe de balle qui fuse. Un chiffre loin d’être anodin éclaire sur sa trajectoire fulgurante : la joueuse américaine s’inscrit comme étant la première du circuit (joueuse ou joueur) née en 2000 à se hisser en demi-finale d’un Grand Chelem. Précoce. On vous fait découvrir le profil de celle que beaucoup annoncent comme la nouvelle reine en devenir du circuit WTA.

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Née de parents russes à Freehold Township, dans le New Jersey, elle a grandi raquette à la main depuis ses deux ans. Plus jeune Américaine à ce stade du tableau parisien depuis Jennifer Capriati (en 1993 !), Anisimova va vite, très vite. Du haut de son 1,80m, elle est dotée d’une explosivité assez rare. En témoigne sa prise de balle ô combien précoce. L’Américaine fait des ravages dés son plus jeune âge : elle a battu sa première Top 150 à 14 ans, gagné son premier titre ITF professionnel à 15 ans, battu sa première Top 10 à 16 ans (Petra Kvitova).

La terre, surface favorite d’une bosseuse acharnée

Elle a grandi sur terre et vient de remporter (à Bogota), sur terre battue, son premier tournoi WTA. Elle assure : « J’aime bien jouer sur la terre battue. Je m’y suis habituée et c’est très différent des courts en dur. Je suis très agressive sur les courts en dur et là je fais un mélange en variant coups hauts et plus bas. J’adore ça ! » Dotée d’un sacré recul et d’une maturité flagrante, elle est consciente de sa marge de progression énorme : « Aucune joueuse n’est un produit fini. J’ai encore beaucoup de travail et de construction à faire. »

Amanda Anisimova
La joie d’Amanda Anisimova à la fin de son match remporté face à Simona Halep. © Christophe ARCHAMBAULT / AFP.

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Le phénomène US est en mode ouragan et s’apprête à écrire de la plus belle des manières les premières pages d’une histoire qui s’annonce déjà grandiose. Rendez-vous est pris ce vendredi contre l’autre jeune révélation du tournoi, l’Australienne Ashleigh Barty. Ces deux jeunes femmes pleines de promesses sont à coup sûr l’avenir du tennis féminin, qui va commencer à se jouer dés demain.

Le résumé de son quart de finale face à Simona Halep :

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