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Si vous n’êtes pas très bon en sport, c’est peut-être à cause de votre patrimoine génétique

Si vous n'arrivez pas à faire du sport, c'est peut-être à cause de votre patrimoine génétique

La bonne excuse pour ne pas aller à la salle... | © Unsplash / Victor Freitas

Sport

Votre manque d’entraînement ne serait pas la seule raison à votre manque de souffle.

 

Selon une nouvelle étude scientifique, il semblerait que nous ne soyons pas tous égaux en ce qui concerne le sport. Quoi de plus râlant quand on va à la salle de sport de voir des personnes s’entraîner sans même être essoufflées, alors que cinq pompes nous paraient déjà être un effort surhumain. Au-delà du manque d’entraînement, il semblerait que notre capacité à pratiquer un sport soit également déterminée par nos gènes, révèle Science Daily.

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Une équipe de chercheurs a découvert une mutation génétique qui affecte la détection de l’oxygène dans l’organisme, ce qui limiterait la capacité d’exercice d’un patient. Les scientifiques ont analysé les données d’un patient qui présente un taux de croissance réduit, de l’hypoglycémie, une capacité d’exercice limitée et un nombre très élevé de globules rouges. L’équipe a ensuite étudié le patrimoine génétique du patient, ainsi que ses capacités respiratoires en haute altitude et son aptitude à faire du sport.

Un manque d’oxygène

Les scientifiques ont découvert qu’une altération au gène de von Hippel-Lindau était présente chez ce patient. Le gène VHL est fondamental pour la survie des cellules lorsque la disponibilité en oxygène est réduite, notamment lorsque l’on fait du sport. Moins efficace, ce gène distribue mal l’oxygène dans le corps, et le patient est plus vite essoufflé, par rapport à une personne ne présentant pas cette mutation.

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« La découverte de cette mutation est passionnante car elle permet de mieux comprendre la physiologie humaine, notamment en ce qui concerne la façon dont le corps humain perçoit et réagit à une disponibilité réduite en oxygène », précise le Dr Federico Formenti, l’un des principaux auteurs de l’étude publiée dans The New England Journal of Medicine. Cette découverte, qui améliore notre compréhension du corps humain, pourrait également contribuer au traitement des personnes souffrant de manque d’oxygène.

 

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