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Antoine Griezmann révolté par un article raciste sur un coéquipier

Antoine Griezmann

Antoine Griezmann de France lors du match amical international entre la France et l'Ukraine le 7 octobre 2020 à Paris. | © Baptiste Fernandez.

Sport

Antoine Griezmann a réagi mercredi sur Twitter à un article ouvertement raciste au sujet de son coéquipier Ansu Fati.

D’après un article Paris Match France de La Rédaction

Des propos violents qui ont mis Antoine Griezmann hors de lui. Sur Twitter, le joueur français a publiquement défendu son coéquipier à Barcelone, Ansu Fati, victime d’un article ouvertement raciste. Les mots ont été publiés par le média espagnol ABC, qui partageait son analyse de la rencontre entre le Barça et Ferencvaros (5-1).

Dans cet article, le jeune garçon de 17 ans – buteur et passeur durant ce match – est comparé à un vendeur ambulant noir qui fuirait la police. « Quand il court, Ansu a l’air d’une gazelle. Il ressemble à un très jeune vendeur ambulant noir, ici illégalement, que l’on voit parfois courir sur la Passeig de Gracia (une longue avenue de Barcelone, touristique et luxueuse, ndlr) et qui fuit lorsque quelqu’un se met à crier «Eau ! Eau ! » pour annoncer l’arrivée de la Guardia Civil. Une image de jungle au cœur de la ville. Mais cela n’arrive pas, en réalité, parce que le maire de Barcelone pense que les agents de police sont les criminels, et non les vendeurs ambulants, qui n’ont même plus besoin de courir désormais. D’autant plus que, sans touristes, leur business flanche », est-il écrit. Face à cet article, Antoine Griezmann, révolté, a réagi sur Twitter. « Ansu est un mec exceptionnel qui mérite le respect dû à tout être humain. Non au racisme », a-t-il écrit.


« Grizou » est particulièrement impliqué dans ce combat contre le racisme, lui qui avait fait scandale en se grimant en basketteur noir lors d’une soirée déguisée. « C’était un hommage, rien de plus. Je peux comprendre que cela ait pu offenser ou choquer. J’ai tout de suite demandé pardon », avait-il expliqué auprès de Paris Match.

Il avait également affirmé vouloir « lutter contre toutes les discriminations », alors qu’il était engagé auprès du ministère des Sports en tant qu’ambassadeur pour une grande campagne lancée avant la Coupe du monde 2018. « De temps en temps, malheureusement, on peut encore entendre dans certains stades des chants racistes. Oui, ça énerve. Ça fait du mal. Une partie de ma famille est venue du Portugal pour s’installer en France. Il y a des étrangers qui arrivent dans les équipes de jeunes. Il faut tout faire pour qu’ils s’y sentent bien et pour favoriser leur intégration », avait-il expliqué.

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