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Super Ligue : Ne vous méprenez pas, ils voulaient juste se remplir les poches…

À Liverpool, les supporters ne semblent pas prêts à pardonner à leurs dirigeants... | © Photo by Paul ELLIS / AFP

Sport

Un projet sportif totalement vide à côté d’une solide envie de faire encore plus d’argent… La Super Ligue, compétition semi-fermée au sein de laquelle 15 ténors du foot européen voulaient faire ‘joujou’ ensemble, est mort-née. Mais le mal est fait. Pour un bien?

 

Un billet d’humeur par Laurent Depré

Les clubs de l’élite européenne ont beau jeu aujourd’hui de s’excuser auprès de leurs supporters, de plaider la bonne foi voire la défense de la survie de leur matricule dans une implacable foire au pognon… C’est une tromperie. « On ne savait pas, on vous jure, c’est la faute à Agnelli et Perez ». Les deux milliardaires, eux au moins, ne se cachent pas. Les autres n’ont fait que rétropédaler en l’espace de quelques heures. Le président de la Juve l’a répété pour expliquer son projet : « le foot n’est plus un sport, c’est une industrie »… Encore des matches, encore des retombées financières, encore des droits TV pour les plus riches.

Sauf que même au sein des grands clubs aux armoires remplies de trophées, il y a des fans qui disent stop. Enough is enough. Heureusement !  On se tue à mettre dans la balance, pour équilibrer l’image de ce sport, les millions d’amateurs du monde entier pour qui le match du samedi qui vient sera l’occasion de se dépasser et de s’amuser. Ce fiasco va laisser une sale odeur. Il y a au moins un élément positif dans ce vaudeville de 48 heures: l’unicité des supporters, de la presse sportive, des gouvernements, des instances du football et d’un certain nombre de (grands) joueurs. N’est-ce pas l’occasion de penser le football autrement qu’en ogre financier insatiable qui prend dix sièges sur douze à table ? Tiens, au fait, on en est où dans le fair-play financier ?

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