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Le froid aux yeux de Roberto Martinez commence à piquer…

Le coach fédéral a dévoilé, au siège de l'Union belge de footbal, une liste de 31 nioms avec des retours mais pas de nouveauté.. | © BELGA PHOTO BRUNO FAHY

Sport

Sans surprise… C’est le moins que l’on puisse écrire sur la sélection du coach fédéral, Roberto Martinez, avant les trois matches qualificatifs pour le mondial 2022 que les Diables rouges disputeront début septembre en l’espace de sept jours. Pourtant, il y avait la place…

 

Par L.Dp

Qu’attendait-on concrètement finalement de cette sélection post-Euro 2021 ? Un peu plus d’audace peu-être après une compétition internationale somme toute en demie-teinte pour notre équipe nationale éliminée en quart de finale face à l’Italie.

Avec les absences enregistrées de De Bruyne, Mertens, Chadli et Doku (sans oublier Mignolet), on pouvait s’attendre à l’intégration de quelques pousses bien décidées à se montrer lors de ces rendez-vous. L’unique éclaircie tient dans les retours, donc pas de vraies nouveautés, des talentueux Dodi Lukebakio et Hannes Delcroix.

Pour le reste, passez votre chemin, il n’y a rien à voir. On peut comprendre la volonté du coach fédéral d’assurer au plus vite possible la qualification pour le Quatar et de faire confiance à ses cadres et doublures officielles pour mener à bien cette opération. Mais, si ce n’est l’affrontement face à la République tchèque qui nous avait fait souffrir à Prague et qui fut bonne à l’Euro, on ne voit pas bien qui peut se mettre en travers de la route de la Belgique. Pas l’Estonie ni la Biélorussie… Une victoire face aux Tchèques serait d’ailleurs une solide option sur la qualification.

©BELGA PHOTO LAURIE DIEFFEMBACQ

Laissons ces calculs de côté pour s’attarder sur le message de Roberto Martinez qui explique que la transition doit se faire de manière « soft » et que « c’est le terrain qui est le meilleur juge. Réaliser la transition entre deux générations, cela ne se fait pas par un groupe de personnes depuis un bureau en se basant sur des talents que l’on voit performer.” Martinez a toujours défendu son groupe « historique » et ses joueurs. Il considère également, il l’a dit en conférence ce jeudi, avoir vu de très bonnes choses à l’Euro. C’est vrai que les Diables ont maîtrisé leur sujet jusque l’Italie.

On respecte ce point de vue mais il y a une forme de contradiction dans son explication. En tout cas, au-delà de l’intégration de nouveaux talents, permettre à l’un ou l’autre « gamin » comme De Ketelaere, Vanheusden ou Saelemaekers de participer directement à la qualification serait une belle opportunité de leur donner temps de jeu et déjà un peu de responsabilités. Peut-être le fera-t-il contre la Biélorussie d’entrée de match. Mais on en doute… Et l’absence de nouveau nom dans la liste élargie démontre tout de même une rigidité voire un manque de confiance. Dommage car le Quatar, et oui, c’est déjà dans 15 mois… Cela rejoint le premier sentiment après l’élimination à Munich, les choix du sélectionneur pour remonter au score manquèrent clairement d’audace.

Notons qu’on est aussi en droit d’attendre un peu plus de la génération intermédiaire. L’exemple qui vient en premier est celui de Youri Tielemans dont l’Euro ne fut pas optimal. Son rôle est et sera aussi d’assurer le coulissement inter-générationel.

Toujours dans cette sélection élargie à 31 joueurs, le retour de Timothy Castagne fait plaisir pour le héros malheureux du premier match de l’Euro contre la Russie. Eden Hazard sera aussi fort attendu surtout en l’absence du roi de Manchester City. Ne boudons en tout cas pas notre plaisir de retrouver nos Diables, en pleine forme et devant 35 000 supporters à Bruxelles !

 

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