Paris Match Belgique

4 choses à retenir sur les trois sorties des Diables rouges

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Contre la Biélorussie, les "jeunes" Diables ont assuré l'essentiel : prendre trois points de plus ! | © BELGA PHOTO / VIRGINIE LEFOUR.

Sport

En remportant leurs trois matches de qualification pour le mondial 2022, les Diables rouges ont apporté une série de réponses… On les décortique !

 

Par L.Dp

En l’espace de six jours, l’équipe nationale belge a empilé trois rencontres pour autant de victoires : 2-5 en Estonie, 3-0 face à la Tchéquie 3-0 et 0-1 en Biélorussie. Neuf points, deux buts encaissés pour neuf inscrits : voilà pour les stats pures. Allons un peu plus loin dans l’analyse cependant.

Le billet pour le Qatar est acté…

Évidemment ce n’est pas encore fait mathématiquement… Mais avec seize points au compteur et plus que deux matchs à disputer contre l’Estonie et le Pays de Galles, plus rien ne peut leur barrer la route à nos Diables. Un point suffit en réalité pour valider le ticket. Il faudrait vraiment deux grosses soirées d’absence combinées à un sans-faute des poursuivants pour tomber de son siège de number one du groupe E.

Non, la qualification sera définitivement actée le 13 novembre prochain contre l’Estonie avec une belle fête dans le stade pour une cinquième qualification d’affilée. Les Diables furent (très) sérieux durant cette campagne même malmenés à Prague en mars dernier.

Certains ont gagné des points d’autres moins…

Ce rassemblement de septembre devait également servir à voir comment allaient se débrouiller les « back up », les « seconds couteaux » et les jeunes promesses. On a vu un peu de tout durant les trois joutes.

Rayon satisfaction chez les jeunes appelés à jouer un grand rôle futur en équipe nationale, un nom revient sur toutes les lèvres : Saelemaekers. Buteur, passeur, fort engagé, combatif, toujours concerné, créatif… Il a été la satisfaction belge de la semaine. Attention à ce côté « chien fou » avec des passes parfois criminelles dans l’axe. Lukebakio a laissé aussi entrevoir de belles choses et n’a pas semblé trop étreint par le stress lorsqu’il était sur le terrain.

Trossard, quant à lui, a manqué ce rendez-vous. Lui qui avait laissé voir tant de belles choses au printemps dernier… Ce n’est évidemment pas la fin de son histoire avec les Diables, il a trop de qualité et de talent pour cela. Mais, il doit revenir au prochain rendez-vous gonflé à bloc et surtout dépasser une certaine « timidité » qui semble parfois encore le mettre à l’écart dans ce groupe.

On retiendra également les excellentes prestations de Vanaken, le Brugeois a paru transfiguré à certains moments; de Castagne de retour après sa terrible blessure en Russie;  Praet qui prouve encore à Martinez qu’il peut compter sur lui. Par contre, Batshuayi, qui garde des stats excellentes pour son temps de jeu chez les Diables, a voulu trop forcer, trop jouer sa carte personnelle déséquilibrant même le jeu des Diables parfois. Vu le peu d’attaquant pur en Belgique, il ne doit pas avoir peur. Mais la hiérarchie peut bouger. Dans les deux sens…

Enfin, ne boudons pas notre plaisir: Eden is back ! Qu’il est agréable de le voir jouer avec plaisir dans cette équipe de Belgique. Vivement le mois d’octobre.

Derrière, rien n’est vraiment résolu….

Les trois rencontres n’ont guère apporté de modification à la situation connue : notre défense est veillissante (Alderweireld a souvent couru derrière son attaquant) mais c’est la seule qu’on ait… Aucun Zino Vanheusden sur la pelouse, ce sera donc pour la prochaine fois pour tenter d’apporter du vrai sang neuf.

Et en l’absence de Vertonghen, c’est le même trio : Alderweireld, Boyata et Denayer (à gauche donc) qui tient la route. Surtout si Vermaelen est bloqué au Japon. Le public n’a pas toujours été rassuré par la défense, surtout en Estonie. Martinez maintient donc sa hiérarchie et son socle défensif. C’est un choix.

Contre la France, il faudra hausser le niveau…

En demi-finale de la Ligue des nations, il faudra montrer encore un autre visage sous peine de revenir fort déçus de Turin. Une lapalissade m’objecterez-vous. Oui et non… C’est le genre de rendez-vous qui manque aux Diables. Phase éliminatoire après phase éliminatoire, ils survolent leur sujet depuis presque 8 ans. Les seules échéances sont les coupes du monde et les Euros.

Contre nos amis Bleus, on est entre la match de gala et la poursuite d’un titre tant convoité. Cette semaine également, la France s’est bien reprise face à la Finlande à Lyon mais contre la Bosnie et l’Ukraine, c’était moins bon. Elle aura à coeur de ne pas bâcler ce rendez-vous, soyons en sûr.

On croise les doigts pour les retours de De Bruyne, Thorgan Hazard et Doku. Tout comme on espère qu’Eden Hazard aura mis les choses au point aussi dans le championnat espagnol. Pour le coach fédéral, il est à l’aube de faire une saison d’enfer. Que notre numéro 10 commence par mettre déjà le feu à la défense française le 7 octobre prochain !

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