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Génération dorée des Diables : pas de mental, pas de médaille…

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Les Diables avaient la tête basse à la fin de la demi-finale de la Ligue des nations face à la France. Et pour cause... | © BELGA PHOTO BRUNO FAHY

Sport

Les Diables rouges passent une nouvelle fois à côté du rêve de soulever un trophée. Cela n’arrivera probablement pas avec cette génération exceptionnelle de footballeurs. Comme s’ils n’en voulaient pas…

 

Un billet de Laurent Depré

Qui ne s’est pas dit, en tout début de seconde période, voyant les Diables reculer dangereusement, laisser tout le contrôle du jeu aux Bleus et ne se trouvant plus les yeux fermés, qu’un scénario catastrophe se mettait en branle ? Le but de Benzema juste après le premier quart d’heure a renforcé ce sentiment.

Mettre cette défaite sur l’unique compte de notre défense est un leurre. Le premier goal français est le geste d’un attaquant de grande classe, comme le but de Lukaku. Le second vient d’un péché de jeunesse d’un médian alors que le troisième est en effet à 100% pour la défense.

Il s’agit d’une défaite d’équipe et pas uniquement de la défense à nos yeux. Les vagues bleues se succédaient rapidement depuis le milieu de terrain, complètement noyé et à l’arrêt chez nous. « C’est dans la tête » a expliqué Martinez après la rencontre, un trop-plein d’émotions à gérer… Etonnant quand même pour des garçons qui sont presque tous proche des 30 ans et qui jouent dans les plus grands championnats depuis de longues années.

On veut bien croire qu’ils forment un vrai groupe, s’entendent très bien en-dehors des pelouses. Mais sur le terrain, cette alliance de feu existe-t-elle ? Comme celle que nos voisins ont affiché hier soir ? « Oui mais ils ont Mbappé, Benzema et Griezmann »… Nous avons aussi des joueurs qui savent faire basculer une rencontre. Ceux-là ont disparu des radars pire qu’un avion au-dessus du triangle des Bermudes…

Les Diables sont de beaux joueurs de foot qui donnent du plaisir aux supporters et spectateurs neutres avec de magnifiques buts et des très jolis gestes techniques. La presse européenne s’est d’ailleurs régalée et les superlatifs ne manquent pas à J+1. Mais il y a zéro mental dans cette équipe de Belgique. En juillet dernier, on a eu 45 minutes devant nous contre l’Italie pour revenir au score. Personne n’a jamais sonné la révolte. Au contraire des onze bleus à Turin. Cette victoire est méritée et ne souffre aucune contestation. Nous sommes restés figés et complètement désarçonnés par une avance forgée en quatre minutes. Comme si nous n’y croyions pas vraiment.

On est toujours à fond derrière les Diables mais ces deux dernières défaites en phase finale ont un solide goût amer… Plus que d’habitude.

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