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Inquiétude pour Nicolas Colsaerts : « Tout a commencé par une visite chez mon médecin en raison de chevilles enflées… »

Nicolas Colsaerts : vaincre la maladie pour revenir plus fort. | © DR

Sport

De son propre aveu, le champion belge vient de passer les pires jours de sa vie.

 

Par Miguel Tasso

« Tout a commencé par une visite de routine chez mon médecin en raison de chevilles enflées. Les examens ont d’abord révélé la présence d’eau et d’un caillot de sang dans mes poumons. J’étais très inquiet. Ce fut le jour le plus effrayant de ma vie. J’ai regardé ma femme dans les yeux et je lui ai dit que je n’étais pas prêt à partir. Heureusement, le diagnostic final a été bien plus rassurant. Certes, je souffre d’une maladie rénale rare, appelée néphropathie membraneuse primaire. Concrètement, mes reins sont attaqués, ce qui génère une fuite importante de protéines et affaiblit mon système immunitaire. Mais il existe des traitements très efficaces », explique-t-il, le verbe encore teinté d’une légitime angoisse.

Âgé de 39 ans, Nicolas Colsaerts n’avait jamais connu de problème de santé. C’est dire si, dans un premier temps, il a été très perturbé. Il sait aujourd’hui que cette maladie peut être guérie. Lundi, le champion belge a subi la première phase de son traitement (une double injection de rituximab) à Dubaï, où il est désormais résident. Et il a pu retrouver aussitôt à son domicile son épouse Rachel et ses deux bambins, Jackson et Oliver. « De nouvelles injections sont programmées d’ici quelques semaines. J’espère à présent que mon corps va bien réagir. »

Pour l’heure, il n’a pas modifié son agenda sportif. Il devrait donc participer aux deux premiers tournois du DP World Tour : à Abu Dhabi dans une semaine, et à Dubaï la semaine suivante. Mais il est clair que tout dépendra d’abord de son état physique. Les dernières semaines ont été très éprouvantes pour le « Belgian Bomber », qui n’a pas pu se préparer comme il l’avait prévu. Et on devine que, mentalement, toutes ces émotions ont aussi été très anxiogènes.

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Pour le héros de la Ryder Cup 2012, la priorité est donc désormais de retrouver la pleine santé. Il ne va prendre aucun risque inutile, d’autant qu’en cette période de pandémie, sa faible immunité le rend fragile lors de chaque voyage. Plus question, provisoirement, de jouer les globe-trotters et de passer son temps dans les salles d’attente des aéroports.

Mais il n’entend pas pour autant jeter l’éponge. Au contraire. Le golf fait partie intégrante de sa vie. C’est sa passion depuis tout gosse et voilà vingt ans qu’il en a fait son métier. Alors, il va tout faire pour relever ce nouveau défi et repartir de plus belle. Depuis le début de sa carrière, c’est souvent lorsqu’il s’est retrouvé le dos au mur qu’il a signé ses meilleures performances. Maintes fois touché, jamais coulé, il a toujours eu besoin d’un supplément d’adrénaline pour sortir le grand jeu. C’est dans ses gènes.

Lors des deux dernières saisons, Nicolas Colsaerts a reculé dans les classements mondiaux et européens. À l’évidence, il n’était pas à l’aise dans ce nouveau monde où même les golfeurs sont mis sous cloche. Mais, aux yeux de tous les spécialistes, il reste l’un des joueurs les plus doués du circuit. Nul doute que s’il parvient à dompter cette maladie, il sera encore plus fort sur les greens.

 

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