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Roland-Garros: Rafael Nadal se qualifie pour la demi-finale en 4 sets face à Novak Djokovic

tennis nadal

Un match exceptionnel. | © Belga

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Le quart de finale le plus attendu depuis bien longtemps au tournoi de Roland-Garros a bien répondu à l’attente.

Le duel en nocturne débuté à 21 heures entre les deux immenses champions de tennis Rafael Nadal et Novak Djokovic a tourné à l’avantage de l’Espagnol avec un tableau affichant 6-2, 4-6, 6-2, 7-6 (7/4). Dès le premier jeu, le ton était donné. Il dura 10 minutes et se termina par un break de Nadal. Maître du Philippe Chatrier, le vainqueur à treize reprises du tournoi imposa son rythme, sa lourdeur de balle et sa précision à un Djokovic qui n’avait pas été bousculé comme cela depuis le début du tournoi. Nadal fila à 1-5.

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Djokovic ne pouvait éviter la perte de son premier set dans la quinzaine (2-6 après 53 minutes). Le tenant du titre n’en menait pas large face à un Nadal des grands soirs qui jouait juste, ne lâchait rien et après 7 balles de break entamait la deuxième manche par un nouveau break en sa faveur. Le Majorquin, qui fêtera ses 36 ans vendredi, poursuivit et signait un 2e break pour mener 0-3. C’est alors que Djokovic retrouva sa vitesse, varia son jeu et poussa Nadal à la faute. Il signa un premier break (1-3). Un nouveau match débutait. A 2-3, sur service de Nadal, la bataille fut épique. Le jeu dura 18 minutes, L’Espagnol sauva quatre balles de break, le Serbe quatre autres de 2-4 et au final comme depuis quelques jeux, Nadal céda le premier à la 5e balle de break (3-3).

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Le 2e set avait débuté 54 minutes plus tôt! Le patron était désormais le N.1 mondial qui dictait le jeu. Nadal arrêta la série de jeux consécutifs remportés de « Nole » en égalisant à 4-4, mais il devait finalement céder la 2e manche 6-4. Elle avait duré à elle seule 1h25! Rafael Nadal aurait dû accuser le coup après avoir mené 0-3, mais pas du tout. L’Espagnol, qui avait payé ses fautes directes non provoquées, s’appliqua et signa comme dans les deux premières manches un break d’entrée (0-1). Mieux, il en signa un autre (1-4) et s’offrit la troisième manche (2-6), puis la quatrième (7-6 (7/4)) après plus de quatre heures de match.

« Je suis surpris »

« Si on n’est pas capable de trouver une solution, ça va devenir super difficile », a reconnu Rafael Nadal à propos du mal chronique dont il souffre au pied gauche, après sa victoire.

Q: Vous avez évoqué la possibilité qu’il s’agisse de votre dernier Roland-Garros il y a deux jours. Cela décuple-t-il les émotions que vous ressentez ?

R: « Oui. Je suis très clair à ce propos. Je suis assez vieux (il fête ses 36 ans vendredi) pour ne pas cacher des choses. Je ne sais pas ce qui peut arriver après ici, j’ai ce que j’ai au pied (gauche, syndrome de Müller-Weiss, nécrose de l’os scaphoïde, ndlr). Si on n’est pas capable de trouver une solution, ça va devenir super difficile pour moi. C’est tout. Je profite juste de chaque jour où j’ai la chance d’être là, sans trop penser à ce qui peut arriver dans le futur. Bien sûr je vais continuer à me battre pour trouver une solution, mais pour le moment, on n’en a pas. Les trois derniers mois et demi n’ont pas été faciles pour moi, c’est la seule chose que je peux dire. A Rome (élimination en huitièmes de finale mi-mai avec une douleur extrême au pied, ndlr), je n’avais pas mon médecin. Avec le médecin ici, vous pouvez faire des choses qui aident. Ce n’est pas le moment de parler de ça, mais je fais tout ce que je peux pour essayer de jouer ce tournoi dans les meilleures conditions possibles. Je ne sais pas ce qui peut arriver après honnêtement. »

Q: Êtes-vous surpris du niveau de jeu que vous avez déployé ?

R: « Je suis surpris, oui, je ne vais pas mentir. Mais ce court est spécial pour moi, il a quelque chose d’unique. Et c’est vrai que le jour où j’en avais le plus besoin, j’ai réussi à jouer à un niveau que je n’avais pas il y a peu. Quand vous savez qu’il n’y a pas d’autre solution que de jouer avec ce niveau d’agressivité, cette intensité, mentale et dans tous les domaines du jeu, quand vous savez qu’il n’y a pas de plan B, que soit tu sors ton meilleur niveau, soit tu rentres à la maison, ça aide en quelque sorte à avoir une exigence envers soi-même qui t’aide à le faire. Après, c’est difficile surtout quand tu viens de mois sans l’avoir fait ni à l’entraînement ni en compétition. Je doutais de savoir si je serai capable d’être au niveau dont j’ai besoin pour avoir vraiment une chance. Ça veut dire beaucoup pour moi d’avoir réussi. »

Par Belga

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