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Quand Roger Federer fondait en larmes en évoquant son mentor [VIDÉO]

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Il arrive même aux plus grands de craquer. | © RODGER BOSCH / AFP.

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Séquence émotion garantie.

Voilà, c’est fini. Après deux ans de disette, embêté par les blessures et chirurgies à répetition, Roger Federer a annoncé ce jeudi qu’il rangeait sa raquette définitivement. Le natif de Bâle participera, en double, à la Laver Cup fin septembre, et laisse le tennis orphelin de son génie. Auréolé de 20 tournois du Grand Chelem entre 2003 et 2018, il est considéré comme l’un des plus grands sportifs de tous les temps.

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Mais qui dit légende ne dit pas homme sans faille. Le Suisse reste un être humain comme les autres, sensible et spontané par moments. En 2019, lors d’une interview pour CNN, « Fed Express » avait fondu en larmes en évoquant Peter Carter, le coach qui lui a apporté sa technique unique en son genre.

« Si je peux remercier quelqu’un pour ma technique, c’est bien Peter », déclarait le champion plein de lucidité. Car le Suisse sait trop bien ce qu’il doit à l’Australien, considéré à juste titre comme l’homme qui a changé le jeu du jeune joueur d’alors, à l’aube des années 2000. Il raconte encore dans l’entretien comment ce grand entraîneur lui a inculqué l’attitude propre aux grands joueurs. De leur rencontre au club de tennis de Bâle alors qu’il n’était encore qu’un gamin, au duel à distance avec un certain Lleyton Hewitt, Federer se souvient de la belle époque.

C’est alors que la journaliste Christina Macfarlane lui demande ce que son ancien entraîneur, décédé en août 2002 dans un accident de voiture en Afrique du Sud (soit un an avant son premier Wimbledon, remporté en juillet 2003) aurait pensé en voyant qu’il avait aujourd’hui gagné 20 tournois du Grand Chelem. Regard ému, petit haussement d’épaules, la tête qui se baisse … : Roger Federer craque. La journaliste s’excuse. Le Suisse reprend ses esprits, et indique espérer « qu’il aurait été fier de moi. Il ne voulait pas que je sois un talent gâché. Son départ a été en quelque sorte un déclic et c’est là que j’ai vraiment commencé à travailler très dur. » Toujours ému, Federer conclut sur le fait d’avoir été chanceux, durant sa carrière, d’avoir pu rencontrer les personnes au bon moment. Prenant soin de préciser, à juste titre, qu’il avait aussi pris les bonnes décisions.

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