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Golf : Thomas Detry made in USA

Dans son for intérieur, Detry a toujours ambitionné d’évoluer sur le circuit phare des États-Unis. | © ©DR

Sport

En grande forme, le champion belge privilégie désormais le circuit américain où il aligne les bonnes performances. Mais il évoluera aussi parallèlement en Europe. Objectif : le Top 50 mondial.


Par Miguel Tasso

En se qualifiant pour le PGA Tour américain – la Champions League du golf –, Thomas Detry a franchi un nouveau cap important dans sa carrière. À 29 ans, voilà le joueur bruxellois définitivement parachuté au plus haut niveau du swing mondial. « Ma première moitié de saison a été très décevante. Je manquais de régularité. Je touchais mal la balle. Heureusement, j’ai réussi à inverser la tendance au début de l’été avec l’aide notamment de mon nouveau caddy JP Fitzgerald, qui a travaillé pour Rory McIlroy. Et là, subitement, tout s’accélère », explique-t-il, tout sourire.

Dans son for intérieur, Detry a toujours ambitionné d’évoluer sur le circuit phare des États-Unis. C’est pour cette raison qu’il s’est inscrit, en août, aux Finals du Korn Ferry Tour, la D2 américaine. « Trois tournois étaient au menu et il me fallait terminer dans le top 25 pour être promu sur le PGA Tour. La concurrence était redoutable. J’ai terminé dix-septième principalement grâce à un top 5 lors de la première manche. Mission accomplie ! »

Passé par la filière universitaire, Tom apprécie beaucoup la vie « made in USA ». « Je garde de merveilleux souvenirs de mes quatre années passées à la faculté de l’Illinois. Quelque part, j’ai d’ailleurs un peu hérité de la mentalité des sportifs américains, qui mettent chaque fois la barre plus haut et en veulent toujours davantage. »

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À l’instar de son pote Thomas Pieters, Detry a de l’ambition plein la tête. « Lors des deux premiers tournois de la saison sur le PGA Tour, j’ai signé deux très bons résultats qui m’ont permis d’emmagasiner des points à la FedEx Cup, le ranking annuel. Cela devrait me permettre d’entrer directement dans tous les grands tournois du calendrier. Mais je ne compte pas abandonner pour autant le circuit européen. En 2023, mon but est de jouer des deux côtés de l’Atlantique et d’assurer ma carte à la fois sur le PGA Tour et sur le DP World Tour. Plus je joue, mieux je me sens ! »

Jeune papa d’une petite Sophia Dolores âgée de 6 mois à peine, il coule le bonheur parfait avec sa compagne Sarah. « Elle a longtemps bossé pour une boîte américaine active dans le golf professionnel. Elle connaît donc parfaitement les obligations des sportifs de haut niveau. Elle m’épaule d’ailleurs au quotidien dans la gestion de ma carrière. Et cette vie de nomade ne nous fait pas peur. Dès que possible, nous emmenons le bébé avec nous. »

Globe-trotter infatigable, Thomas Detry est un vrai citoyen du monde. Il réside à Dubaï où il tire à la fois profit du climat ensoleillé, des fantastiques infrastructures d’entraînement et du régime fiscal avantageux. Mais il aime aussi se poser régulièrement à Londres (la ville de sa femme) et à Bruxelles (où il a ses attaches familiales et amicales). « Désormais, je devrai aussi avoir un pied-à-terre aux États-Unis. Je cherche actuellement la solution idéale. Mais il est possible que j’opte pour la République dominicaine. C’est tout près de la Floride et j’ai de nombreux amis qui sont installés à Punta Cana. Là aussi, le climat est fantastique et les parcours de golf somptueux. »

Oui, toutes les pièces du puzzle sont en train de se mettre en place pour cet enfant de la balle formé au Golf de Sept Fontaines, puis au Ravenstein. Bien dans sa peau et bien dans son swing, le jeune homme a ses objectifs en tête : remporter son premier tournoi sur le Tour, intégrer le top 50 mondial, se qualifier pour le Masters d’Augusta et, à terme, rejoindre l’équipe européenne de Ryder Cup.

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