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Coupe du monde 2022 : l’histoire des derniers 10 ballons officiels depuis Mexico 1986

Qatar 2022 - Un premier Mondial sans Maradona !

Il s'agira du premier Mondial sans Diego Maradona décédé en 2020. Passer en revue les ballons de la coupe du monde, c'est aussi se souvenir des artistes qui les ont fait vibrer comme en 1986 au Mexique ! | © ©AFP

Sport

Mondial 2022. De Mexique 1986 à la présente coupe du monde, ce sont dix ballons différents qui ont frappé les filets des nations participantes. Arborant longtemps un look similaire, il a fallu attendre la- première coupe du « monde asiatique » pour opérer une petite révolution !

 

Par L.Dp

À chaque édition d’une coupe du monde arrive le moment où l’on présente la mascotte et le ballon officiel qui rebondira sur les pelouses durant les quatre semaines du tournoi…

Pour cette édition 2022, la sphère de cuir a été nommé « Al Rihla », qui signifie « le voyage » en arabe. « Le design dynamique et coloré du ballon s’inspire de la culture et de l’architecture arabes, ainsi que de la vitesse croissante du jeu, illustrée par le spectre des couleurs », nous avait expliqué la célèbre marque de fournitures sportives dans un communiqué. Déclarant qu’il s’agit du ballon le plus rapide conçu à ce jour. Retour sur 10 ballons mythiques en partant du dernier en date !

 

Qatar 2022 – Al Rihla

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Cela ne réonciliera certainement pas avec le Qatar ceux qui entendent boycotter le mondial mais l’équipementier allemand qui assure la confection d’un quatorzième ballon (Ndlr : depuis1970) affirme qu’il est plus « propre »… En effet,  il s’agit du premier ballon officiel de la Coupe du Monde à être exclusivement élaboré à partir d’encres et de colles à base d’eau.

Russie 2018 – Telstar

 

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Petit clin d’oeil, via le nom, au tout premier modèle de 1970 qui portait déjà le même nom et qui resta myhtique de longues années… Le Telstar faisait allusion à un satellite lancé dans les années 1960 et à l’univers de la télévision qui nécessitait lors des retransmissions d’avoir un ballon contrasté (Ndlr : les parties noires) pour mieux ressortir sur les écrans. Comme on le voit sur la photo, la couleur rouge a remplacé le gris dès les 1/8e de finale du tournoi russe !

Brésil 2014 – Brazuca

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Ce nom Brazuca, qui signifie Brésilien en langage populaire, est ressorti d’un grand sondage national réalisé dans le pays du football. Sa présentation effectuée officiellement le 3 décembre 2013 a valu à tous les nouveaux-nés ce jour-là de recevoir un ballon gratuit de la marque aux trois bandes… Beau coup de marketing ! Enfin, après quelques coups de gueule notamment des gardiens de but de la coupe de 2010 qui trouvaient le ballon trop léger, Brazuca a été rendu plus lourd par les concepteurs. Effet placebo ?

Afrique du Sud 2010 – Jabulani

 

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« Be Happy » ! C’est le nom en langue zulu de la balle de ce tout premier mondial qui s’est déroulé sur le territoire africain en 2010. Comme dit plus haut, ce ballon a créé la polémique avant, pendant et après la coupe du monde. Buffon, Casillas et César en ont dit tout le mal qu’ils en pensaient… « Le ballon est juste horrible » commenta de son côté David James le portier anglais. « Mais il est horrible pour tout le monde »…  Et Diego Maradona, en charge de l’Argentine, se montra plus précis : « On ne verra pas beaucoup de longs ballons durant cette coupe du monde… Il ne vole pas droit ! » La NASA testa même la ballon après la compétition. Dans ses conclusions, l’agence spatiale confirma des « complications » de trajectoire et de vitesse du cuir une fois en mouvement…

Allemagne 2006 – Teamgeist

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Pas besoin d’être diplômé en langue germanique pour déceler le sens du nom donné à ce ballon hôte de la coupe du monde 2006. L’ « esprit d’équipe » demanda trois années d’efforts afin d’en arriver au résultat voulu : un ballon révolutionnaire car doté de seulement 14 panneaux « pour permettre une meilleure précision et un meilleur contrôle ». Ce qui n’empêcha pas quelques critiques aussi…

Japon et Corée du Sud 2002 – Fevernova

 

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Une chose est certaine avec ce ballon qui devait enfiévrer les rencontres du premier mondial « asiatique « , il proposait une coupure totale de style avec tout ce qui se faisait depuis les années 1970… Si les développeurs l’ont voulu dans un certain style « Tango », comme un autre ballon mythique de la même marque, il frappa surtout par sa modernité. Une nouveauté qui signifiera pour le futur un genre qui ne se démentira plus.

France 1998 – Tricolore


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Le ballon porte plutôt bien son nom : Tricolore comme le drapeau français. Un brin chauvin le modèle spécial 1998 ? Disons que les références au pays organisateur ne sont pas des plus discrètes… Couleur du drapeau français et queue de coq, symbole traditionnel de la France, sont ainsi représentés. Autre précision : c’est la première fois que l’objet sera produit hors des frontières européennes. C’est des usines marocaines que les balles sortent.

USA 1994 – Questra

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Après un désastreux Mondial 1990 en Italie, du moins en terme de nombre de buts inscrits au total, la manufacture comprend que les Etats-Unis redoutent le flop de « leur » world cup. En effet, le football n’y est pas ultra populaire et les Américains devant leur poste de télévision aiment lorsque le score évolue. Sinon, ils risquent de s’ennuyer rapidement et de zapper… Ce qui n’est évidemment pas l’objectif poursuivi par la Fifa et la fédération américaine ! Le Questra est donc un ballon différent de celui utilisé quatre années plus tôt. Ce qui est le cas à chaque phase finale. Mais ici, le résultat dépasse les attentes… USA 1994 sera rempli de buts et très spectaculaire !

Italie 1990 – Etrusco Unico

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Le nom ici fait référence aux peuples acestraux, les Etrusques, qui vivaient dans la péninsule italienne durant 900 ans avant Jésus-Christ. L’accent de ce modèle est mis sur la résistence à l’eau, une meilleure résistance et sur le rebond. Il ne portera pas chance à l’autre pays du football puisque ce sera l’un des plus tristes rendez-vous footballistique planétaire en terme de spectacle…

Mexique 1986 – Azteca

 

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Clairement le design d’Azteca était inspiré du Mexique, pays d’accueil, et de l’architecture aztèque que l’on retrouve sur de nombreux sites touristiques. Il s’agit également du tout premier ballon synthétique de l’histoire du Mondial. C’est dans le stade du même nom Azteca à Mexico City que nos Diables rouges seront battus 2-1 en entrée de tournoi. Mais ils se rattraperont assez bien par la suite.

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