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Olivier Giroud : « Dans la vie, il faut savoir être patient et résilient »

qatar 2022 : le puissant discours d'olivier giroud

Olivier Giroud lors d'un point presse ce 6 décembre 2022, à Doha. | © Anthony Bibard / FEP / Icon Sport.

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Le meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France s’est exprimé en conférence de presse ce mardi. Il est revenu sur son incroyable parcours chez les Bleus.

D’après un article Paris Match France de Loïc Grasset

Phénix, résilient, inoxydable. On a tout dit, tout écrit sur Olivier Giroud dont les performances lors de ce Mondial, à 36 ans, épatent la planète entière. Lundi, toute la presse italienne, normal il joue au Milan AC, lui tressait de louanges. « Giroud, sur le toit du monde », titrait la Gazzeta dello Sport, principal, quotidien sportif transalpin, qui voyait aussi en Kylian Mbappé, « un martien dont les deux chefs-d’œuvre sont à exposer au Louvre, même au risque de prendre de la soupe des écologistes. »

Au sortir du match, un peu frustré de ne pas avoir pu fêter, avec ses potes, dès la sortie du terrain, son record absolu (52 buts marqués en bleu), pour cause de contrôle anti-dopage, le « target man » des Bleus comme il se définit, était tout à sa joie. Dans les tréfonds du Al Thumama Stadium, il avouait, juste après son but, avoir pensé à sa femme et ses enfants et aussi, une certaine forme de libération. « Ça représente énormément de fierté, un honneur. Il y avait beaucoup de personnes qui disaient, ‘c’est pour aujourd’hui, c’est pour aujourd’hui’. C’est un soulagement. Disons qu’on ne parle plus de ce record », confessait l’homme aux 117 sélections.

Ce mardi, après une journée de repos méritée, passée en famille avec son épouse Jennifer et ses quatre enfants, Jade et Aria (9 et 2 ans), ainsi qu’Evan et Aaron (6 et 4 ans), au bord de la piscine de l’hôtel cinq étoiles Al Massila, Olivier Giroud, « très populaire, peut-être un des Français les plus populaires », selon son coach Didier Deschamps se livrait, pour la première fois, de ce Mondial, à l’exercice de la conférence de presse.

Pour l’occasion, la salle de paddle du complexe Jassim bin Hamad, le QG sportif des bleus depuis bientôt trois semaine affichait presque complet avec, aux côtés des traditionnels suiveurs français des bleus (une soixantaine de plumitifs, journalistes TV et radio), de nombreux anglais mais aussi italiens étaient venus voir le phénomène : Saint-Giroud, deuxième meilleur buteur (ex-aequo) de ce Mondial avec trois buts derrière Kylian Mbappé (cinq buts).

Auparavant, Guy Stephan, le fidèle adjoint lui avait rendu un hommage appuyé. « Olivier est un leader dans ce groupe. Dimanche, il est entré dans l’histoire. Certes il a eu une route sinueuse mais s’en est toujours sorti. Il est bien dans ses chaussures de football. Il transmet ses bonnes ondes à l’ensemble du groupe ».

Serein, souriant, Olivier Giroud est bien sûr, revenu, en français, anglais et italien sur son parcours, atypique, hors-norme, lui qui n’a connu l’élite (la Ligue 1) qu’à 23 ans et l’équipe de France à 25 ans. « J’ai connu onze ans en équipe de France. Avec des hauts, des très hauts et des bas. Le plus important c’est de donner le bon exemple aux jeunes joueurs et joueuses qui veulent croire en eux. Dans la vie, il faut savoir être patient et résilient. Chacun peut y arriver. »

«Mbappé est le meilleur avant avec qui j’ai joué»

La question du jour, c’est bien sûr, sa nouvelle « bromance » avec Kylian Mbappé, qui s’est précipité dans ses bras après le but du record. « Il n’y avait rien de calculé. J’ai rigolé en voyant les montages. C’était juste naturel, spontané. Ce n’était pas le but victorieux de la finale de la coupe du monde mais pour moi ça veut dire beaucoup », poursuit l’ex-Tourangeau (en Ligue 2) qui juge enthousiasmante sa relation avec Kylian Mbappé. « Le  meilleur des avants avec qui j’ai joué. Ca fait peur car il peut s’améliorer. Le meilleur est à venir. »

Cadre des bleus, Olivier Giroud l’est assurément. À la mi-temps du match il a été avec Raphael Varane et Hugo Lloris, l’un des trois joueurs à prendre la parole pour recadrer une équipe jugée un peu trop dispersée.

S’il avoue que ce match face à l’Angleterre, où il a passé près de dix saisons sera spécial, pour lui et Hugo Lloris il n’envisage qu’un seul scénario : la victoire.

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