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Banksy dénonce la crise des migrants avec de nouvelles œuvres à Paris

Cette fresque parisienne a déjà été dégradée. | © Via Instagram

Culture

Le 20 juin dernier, lors de la Journée mondiale des réfugiés, le graffeur a laissé son empreinte dans la capitale parisienne.

Une image vaut mille mots. Et pour Banksy, le street art est toujours l’occasion d’illustrer l’injustice. L’artiste – dont l’identité aurait été révélée – l’a encore prouvé lors d’un récent passage à Paris, laissant quelques œuvres fortes dans son sillage.

Une femme voilée remplace Napoléon

C’est le 20 juin dernier que Banksy aurait démarré sa nouvelle conquête des murs parisiens. En cette Journée mondiale des réfugiés, les badauds ont pu découvrir un jeune fille noire recouvrant une croix gammée de peinture rose près de l’ancien Centre de premier accueil des réfugiés, Porte de la Chapelle. La fresque, très politique, a même déjà été dégradée, explique BFM TV.

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Pour Télérama, cela ne fait pas de doute : il s’agit bien du travail Banksy. « Dans sa thématique (les migrants), sa technique (pochoir noir), dans son habitude d’opposer l’innocence de l’enfance face à la barbarie de l’adulte, tout comme dans le motif rose, identique à celui qui recouvrait l’éléphant de son expo « Barely Legal » à Los Angeles en 2006, beaucoup d’indices portent à croire que, même sans signature, l’œuvre est à attribuer à Banksy, qui donnerait ainsi une suite à sa peinture de 2009, Go Flock Yourself », peut-on lire.

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Dans le 19e, l’artiste a aussi réinterprété Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard de Jacques-Louis David. Une femme voilée y remplace l’empereur sur son cheval. La Libre Belgique en compile d’autres, dont une qui est apparue tout près de la Sorbonne.

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