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Quand les ballades féministes revisitent Bruxelles

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La visite de Bruxelles à travers un parcours féministe dure deux heures. | © Amandine Cornillon / Unsplash

Culture

La collective Noms Peut-Être organise une ballade à Bruxelles à la découverte de lieux où les femmes sont mises à l’honneur. 

Rendez-vous place de l’Albertine à Bruxelles, dans le bas du Mont des Arts, où la statue du Roi Albert, fièrement assis sur son cheval, regarde le peuple. Face à lui, la Reine Elizabeth n’a d’yeux que pour son mari, le corps recroquevillé. La ballade féministe commence par rappeler comment l’espace public traduit les relations de genre. Puis les membres de la collective Noms Peut-Être nous emmènent pendant deux heures (re)découvrir des lieux de la capitale et l’histoire des femmes qui ont marqué la ville.

« Je leur montrerai comment une femme belge sait mourir »

Le trajet des balades se fait en musique, sur les rythmes de Zap Mama, Angèle et de Miriam Makeba. On y apprend un peu plus sur les peintres belges et l’histoire des dentellières et des prostituées. Saviez-vous que le nom du quartier des ‘Marolles’ viendrait du nom des Soeurs qui venaient en aide aux prostituées du quartier et que l’on surnommait ‘Maricolles’ ? On s’arrête devant la statue de l’espionne et résistante Gabrielle Petit, place Saint Jean, dédiée à la mémoire des femmes mortes pour la patrie. On est ici bien loin de l’immensité de colonne pour les soldats inconnus du congrès. Gabrielle Petit, qui ne manquait pas d’humour, accomplissait ses missions sous la fausse identité de Mlle Legrand.

street art
©Equal.Brussels

Le street art, le célèbre personnage de la pièce de théâtre belge Bossemans et Coppenolle Madame Chapeau, et la chocolatière Mary font aussi partie du parcours. L’itinéraire continue d’ailleurs à évoluer en fonction des échanges avec les participants.

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Subsidiée par la Ville de Bruxelles, la visite est gratuite et ouverte à tout le monde. Le but de la collective Noms Peut-Être est de sensibiliser à l’invisibilité des femmes dans les espaces publics et dans l’histoire, et de donner des modèles inspirants. Ses membres ont déjà renommé les rues des Marolles et certains auditoires de l’ULB avec des noms de grandes femmes belges ou étrangères.

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