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Black Panther : Le premier blockbuster « black power » de 2018 a son ultime trailer

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Marvel dévoile l’ultime trailer de Black Panther, un film très attendu pour son engagement en termes de diversité.

 

Alors que la Panthère noire apparait pour la première fois dans un comic en 1966, il aura fallu un certain nombre d’années pour que Marvel ne se décide à porter à l’écran l’histoire de T’Challa, prince héritier du royaume futuriste de Wakanda et premier super-héro noir de bande dessinée américaine. Mais l’attente pour ses fans arrivera bientôt à son terme, alors que la date de sortie de Black Panther est prévue pour le 14 février en Belgique.

Comme de plus en plus fréquemment aux États-Unis, l’équipe de promotion du film a profité d’un évènement sportif – un match de football à Atlanta dans le cadre des National Championship Game – pour diffuser un nouveau trailer du film : sombre, ultra-rythmé et qui fait la part belle aux cascades héroïques. La pellicule est d’ores et déjà attendue comme l’un des blockbusters de l’année, notamment à cause de la présence du rappeur Kendrick Lammar au générique, qui assortira les aventures de T’Challa d’un des hymnes ténébreux dont l’artiste a le secret.

Mais si l’Amérique du nord – et le reste du monde – trépigne d’impatience de découvrir l’univers de Wakanda, c’est aussi pour l’engagement tout particulier de Marvel pour la diversité dans ce film, qui présente un casting presque entièrement noir. À l’affiche, rien de moins que Lupita Nyong’o – oscar de la meilleure actrice pour un second rôle en 2014 -, Forest Whitaker, Letitia Wright – qu’on a pu apercevoir dans un épisode de la dernière saison de Black Mirror -, ou encore Chadwick Boseman, qui interprètera la Panthère noire.

La production et les scénaristes ont notamment pris le soin de modifier certains aspects de l’histoire originelle de Black Panther, afin d’écarter tout risque de ce qui pourrait être ressenti comme du racisme : le super-méchant, membre d’un groupe extrémiste et technophobe qui répond au nom de « White Gorilla Cult » ne sera par exemple pas appelé « l’homme-singe » dans le film, mais bien par son vrai prénom, « M’Baku ».

Dans une critique pour le magazine Rolling Stone, on a ainsi pu lire : « Après des décennies à tenter de mettre la main sur le super-héro noir moderne, il se peut qu’on soit finalement face à ce qu’on avait demandé – et que ç’ait été fait correctement. Coogler [Ryan, le réalisateur du film] a réussi (…) là où tous les autres avaient échoué : le rendre respectable, imaginatif et puissant. L’esthétique afro-punk, l’attitude noire qui ne s’excuse pas, les apparitions limitées des personnages non-noirs – c’est une remise à zéro importante d’un standard de ce qu’il est possible de créer autour de la mythologie d’un super-héro noir ».

Malgré tous les aspects positifs liés à un tel projet cinématographique, l’une des premières bandes annonce, parue en 2017, avait fait s’indigner quelques spectateurs, qui estimaient son engagement « raciste envers les blancs ». Des critiques que Black Panther ne manquera certainement pas de balayer au box office.

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