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Scandale Harvey Weinstein : L’État de New York attaque en justice le studio du producteur

Le producteur Harvey Weinstein, en mai 2017 au festival de Cannes en France. | © BELGA/AFP PHOTO/Yann COATSALIOU

Cinéma et Docu

Le studio américain fondé par Harvey et Robert Weinstein est attaqué en justice par l’État de New York pour avoir mis en danger ses employés.

 

Le procureur général de l’État de New York a annoncé ce dimanche 11 février avoir assigné en justice le studio fondé par Harvey Weinstein et son frère Robert, pour ne pas avoir protégé ses employés face au harcèlement sexuel et aux intimidations du tout-puissant producteur de cinéma. Cette assignation de l’État intervient quatre mois après le début de l’affaire Weinstein, qui a vu le célèbre producteur accusé par une centaine de femmes de harcèlement, agressions et viols. Plusieurs de ses victimes présumées l’ont déjà attaqué au civil, ainsi que sa société, mais le producteur déchu ne fait jusqu’à présent l’objet d’aucune inculpation.

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Par cette assignation qui vise The Weinstein Company ainsi que Harvey et Robert Weinstein, le procureur les accuse de violations des droits de l’homme, des droits individuels, et du droit du travail. « The Weinstein Company a violé à plusieurs reprises le droit new-yorkais en ne protégeant pas ses employés d’un harcèlement sexuel invasif, des intimidations et de la discrimination », a déclaré le procureur Eric Schneiderman, cité dans un communiqué. « Les responsables de TWC et son conseil d’administration n’ont pas pris de mesures significatives pour protéger les employés de la société et mettre fin au comportement » de Harvey Weinstein ajoute-t-il. Comme le rapporte France Info, l’assignation cite plusieurs cas où des employés ont porté plainte auprès du département des ressources humaines de la société, après qu’Harvey Weinstein les ait obligées à des attouchements ou d’autres contacts sexuels. Des plaintes auxquelles les ressources humaines auraient fermé les yeux.

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Alors que des discussions sont en cours pour le rachat du studio, « toute vente de (la société) devra s’assurer que les victimes seront dédommagées, que les employés seront protégés à l’avenir, et que ni les coupables directs ni ceux qui les ont aidés ne s’enrichiront injustement ». Cette action est le résultat de quatre mois d’enquête, au cours de laquelle des employés, des cadres et des victimes de Harvey Weinstein ont été interrogés, et les archives et mails de la société passés au peigne fin, a précisé le procureur.

 

(Avec Belga)

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