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Weinstein menace la princesse, Hayao Miyazaki sort le sabre

Le sabre est le symbole du refus de transformer le film Princesse Mononoké. | © Princesse Mononoké - Hayao Miyazaki / Studio Ghibli

Cinéma

Quand Harvey Weinstein proposait de modifier le film d’animation japonais Princesse Mononoké, il s’est attiré les foudres du réalisateur Hayao Miyazaki.

Mis en avant dans la presse pour son penchant abusif envers la gente féminine, Harvey Weinstein avait aussi un insupportable défaut dans le milieu cinématographique : il aimait retoucher les créations des autres. Producteur et patron de la société Miramax, sa tendance à enlever des scènes et réduire la durée des longs-métrages lui a valu le surnom d’ « Harvey aux Mains d’Argent ». Parmi ses victimes, le film Gang of New York réalisé par Martin Scorsese, écourté d’une heure par le magnat d’Hollywood, rapporte Allociné.

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Une princesse menacée

Quand en 1997, le producteur décide de s’en prendre à l’animation japonaise et au grand Hayao Miyazaki, Harvey Weinstein se mesure à plus fort que lui. On ne touche pas à la Princesse Mononoké. En proposant de modifier le film avec la suppression de certains plans, Harvey Weinstein s’attire les foudres du réalisateur Hayao Miyazaki et du studio japonais Ghibli, qui refusent de le laisser faire.

Je suis allé rencontrer Harvey Weinstein à New York, où je me suis retrouvé bombardé de ses attaques et innombrables demandes de recoupes dans mon film.

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De retour au Japon, le réalisateur envoie un cadeau bien spécial pour « remercier » le producteur américain de son accueil piquant : un sabre, accompagné d’une note : « no cuts », pas de coupure. Un message qui a permis de trancher sur la question puisque le film ne sera jamais modifié.

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