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HBO révèle le premier trailer brûlant de Fahrenheit 451

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65 ans après la parution du roman de science-fiction, Fahrenheit 451 revient au cinéma sous la protection de HBO. Un premier trailer vient de voir le jour.

 

Fahrenheit 451, soit 232 degrés, est le point de combustion spontanée du papier. C’est aussi le titre de l’un des romans de science-fiction parmi les plus célèbres de l’histoire, écrit par Ray Bradbury en 1953. 65 ans après sa parution, Fahrenheit 451 reste particulièrement percutant et pertinent, à tel point que HBO a décidé de lui consacrer un film avec l’une des nouvelles stars du moment, l’acteur Michael B. Jordan.

Dans un terrifiant futur, Guy Montag est pompier. Sauf que dans cette société dystopique, les hommes du feu brûlent plutôt qu’éteindre les incendies et s’en prennent avec hargne aux livres. Mais la vie de cet homme endormi par les valeurs dictatoriales de son monde va basculer en rencontrant Clarisse, une jeune voisine, et le papier auquel il ne voudra plus mettre le feu. Dans les flammes et dans le sang, sa fin est programmée.

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Quelques images plus abstraites du film avaient déjà vu le jour en janvier dernier.

Et force est de constater que le trailer de HBO est fidèle à l’esprit du roman, qui oscille entre poésie et malaise, dans un univers à la noirceur qui sent le brûlé. Mais prenant racine dans une production du 21ème siècle, il fait appel à des innovations technologiques que Ray Bradbury n’aurait pu imaginer – et que nous touchons aujourd’hui du bout des doigts.

L’héritage inclusif de Black Panther

Pour incarner Guy Montag, HBO Films a choisi Michael B. Jordan, le vilain du tout récent Black Panther. Alors que le (anti-)héros du livre est blanc, le choix d’un acteur de couleur est réjouissant : parviendrait-on enfin à une inclusion sans autre arrière-pensée que le talent et la renommée d’un comédien à exploiter ? Alors que le dernier opus de Marvel est salué pour son casting presque entièrement noir, mais aussi doucement accusé de « blaxploitation », Fahrenheit 451 pourrait être l’un des premiers indices d’un cinéma qui change – vraiment.

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