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Dany Boon et Line Renaud : « Pour Dany, j’aurais été une maman épatante ! »

Chez Line Renaud à Rueil, avant d’aller à l’Elysée pour une projection du film. | © Francois Darmigny

Cinéma et Docu

Interview. Dix ans après le triomphe de Bienvenue chez les ch’tis, Dany Boon et Line Renaud retrouvent leurs racines dans « La ch’tite famille ».

 

Paris Match. Dix ans après Bienvenue chez les Ch’tis, Line Renaud incarne à nouveau votre mère dans La ch’tite famille
Dany Boon. A part ma maman, qui ne veut pas tourner dans mes films, il n’y a qu’elle pour pouvoir le faire. Je lui ai parlé dès 2010 de ce projet, que j’ai écrit en pensant à elle. Tous les six mois, elle me demandait : “Bon alors, quand est-ce qu’on tourne ?” Elle a patienté sept ans, elle est aujourd’hui le personnage central de cette nouvelle histoire.

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Cette maman de cinéma s’inspire-t-elle de la vraie ?
Dany. Pour certaines expressions. Par exemple, quand Line balance devant sa belle-fille : “Ah ben elle a l’air moins peau de vache en vrai qu’en photo !” Ma mère a dit ça à une de mes fiancées. Mais il y a aussi beaucoup de Line. Avant le tournage, nous nous sommes retrouvés chez elle pour travailler. Elle a tenu à introduire dans les dialogues certains souvenirs de son enfance.
Line. J’appelle ma petite-fille “poupoutche”, comme mon arrière-grand-mère. Et j’ai repris une formule de ma grand-mère : au lieu de dire “Ben dis donc”, elle faisait : “Hé, bé, bé, bé, bé…”

Quels points communs y a-t-il entre Line et votre mère ?
Dany. Ce sont des femmes du Nord, têtues, courageuses.
Line. Je dirais même jusqu’au-boutistes.
Dany. Leur drôlerie aussi, une forme de surréalisme. Ma mère confond King Kong et Kim Jong-un. Elle s’en fout, elle sait que je la comprends. Elle surfe sur Internet, joue en ligne et a créé une chaîne YouTube pour ses perroquets, regardée par six personnes dont ses enfants. Quand je vais passer quelques jours dans le Nord, je dois absolument dormir chez elle. Mais elle ne chauffe pas la maison. Il fait 14 °C dans les chambres, 11 dans les couloirs. Tu réfléchis à deux fois avant d’aller pisser… La dernière fois, je me suis levé chaque nuit en cachette pour allumer la chaudière. Le matin, elle pensait avoir eu de la fièvre. Quelques semaines après, elle m’a envoyé sur WhatsApp une photo de sa consommation d’électricité avec un pic gigantesque correspondant aux dates où j’étais présent. Et ce petit message ironique : “Heureusement que tu n’es pas là tout le temps.”

Ce cercle d’amour familial s’est élargi. Ma fille Sarah est dingue de Line.

Est-elle venue vous voir sur le tournage ?
Dany. D’habitude, elle ne vient qu’une fois. Là, elle était présente tous les jours quand nous tournions dans le Nord – enfin, quand Line tournait, il faut le préciser.
Line, parlez-vous de Dany avec Danièle, comme deux mamans ?
Line. On s’épaule. Si Danièle n’a pas de nouvelles de Dany, elle m’appelle : “Tu l’as eu ? Non. Moi non plus.” Je sais qu’elle me confie une mission. Je fais le forcing, je dis à Dany : “Appelle ta mère.” Et ça marche dans le sens inverse.
Dany. Ce cercle d’amour familial s’est élargi. Ma fille Sarah est dingue de Line. Chez nous, à Los Angeles, elle voulait la réveiller dès 6 heures du matin. Je lui disais : “Non, laisse-la dormir ! Attends 6 h 10.”

Dany est-il le fils que vous auriez aimé avoir ?
Line. Ah oui, il n’y a aucun doute. J’aurais été, il me semble, une maman épatante. J’aurais suivi mon fils partout…

Retrouvez la suite de cet entretien dans Paris Match dans toutes les librairies ce jeudi 1er mars 2018.

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