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Jean Dujardin remet le César d’honneur à George Clooney et en profite pour tacler Trump

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Lors de la 42e cérémonie des César, le duo Dujardin-Clooney s’est distingué pour son discours engagé anti-Trump. Drôle et émouvant à la fois.

 

Les deux hommes se connaissent et s’apprécient depuis la campagne des Oscars victorieuse de The Artist. Cette année-là, Jean Dujardin avait chipé la statuette au nez et à la barbe de George Clooney. Pas rancunier, ce dernier l’avait dirigé ensuite dans Monuments Men, son film consacré à la traque des œuvres d’art volées par les nazis. Jean Dujardin a remis le César d’honneur à son ami américain, avant de jouer les traducteurs de luxe (une allusion à la maîtrise imparfaite de l’anglais de Jean Dujardin).

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Donald Trump est un danger pour le monde. Et je ferai tout mon possible pour m’opposer à la peur et à la haine qu’il tente d’instaurer.

 « Mon français est horrible, horrible. Jean, peux-tu traduire pour moi ? Je tiens à remercier l’Académie des César et Canal+ c’est un honneur pour moi. (…) Depuis que j’ai découvert le cinéma français, j’en suis follement amoureux. Belmondo, Deneuve, Godard, Bardot, Isabelle (Huppert), Marion (Cotillard), Alexandre Desplat, je vous remercie tous », a-t-il expliqué, avant de tenir un discours beaucoup plus politique, lui, le Démocrate convaincu qui avait fait campagne pour Hillary Clinton face à Donald Trump. Enfin, un discours tenu par Dujardin qui a traduit « Les réalisateurs incroyables avec qui j’ai travaillé m’ont protégé, inspiré… Grâce à eux, je mesure l’honneur de travailler dans le cinéma » par « Donald Trump est un danger pour le monde. Et je ferai tout mon possible pour m’opposer à la peur et à la haine qu’il tente d’instaurer ».

Et puis, sur un ton plus romantique, George Clooney s’est aussi adressé à sa femme : « Amal, chaque jour, je suis plus fier d’être ton mari, et un peu anxieux de ce qui nous attend dans les prochains mois, je t’aime ». Avant de citer Shakespeare, « La faute, cher Brutus, n’est pas dans nos étoiles. Mais en nous-mêmes. Good Night and Good Luck (titre de l’un de ses films, Ndlr) ».

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En salle de presse, George Clooney est revenu sur son engagement politique : « Durant toute ma vie, j’ai toujours été impliqué dans ce que les gens appellent la politique, mais je considère plutôt que ça relève de ma place dans la société, de parler et de m’exprimer pour ceux qui ne peuvent pas. Mais je préfère le travail que j’ai pu accomplir que de me présenter. Je continue de parler d’histoires qui ont un sens, et qui reflètent ce que je trouve important. Et tant que je pourrai le faire, je le ferai ».

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