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Robert Redford tire sa révérence comme acteur : ses 8 films cultes

Passionné et passionnant, Robert Redford a éclaboussé le cinéma américain de tout son talent en tant qu'acteur. | © AFP PHOTO / Valery HACHE

Cinéma

À 81 ans, l’icône d’Hollywood Robert Redford a annoncé en avoir fini avec la comédie, ne s’interdisant pas de s’attaquer à un ou deux autres films comme réalisateur.

Alors que le très attendu The Old Man and the Gun de David Lowery (A Ghost Story) doit sortir en septembre aux États-Unis, le mythique Robert Redford a confirmé à Entertainment Weekly qu’il compte bien prendre sa retraite de comédien après ce dernier long-métrage. « Il ne faut jamais dire jamais, mais je crois bien que j’ai fait le tour de tout ce que je pouvais offrir en tant qu’acteur. Je vais m’arrêter après ce film, car je fais ça depuis mes 21 ans. Je me suis dit : ‘ça suffit !’ Et pourquoi ne pas partir avec ce long métrage beau et positif ? »

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Une carrière immense

Une annonce qui va évidemment attrister tous les amateurs de bon cinéma américain, mais rassurez-vous, l’homme de 81 ans qui aura été à la fois un sex-symbol adulé, un acteur multi-récompensé et un réalisateur de haut vol, ne s’interdit pas de réaliser encore un ou deux films. Pour honorer comme il se doit la carrière immense d’un homme glamour mais aussi engagé, retour sur huit rôles qui ont construit sa légende.

Butch Cassidy et le Kid (1969)

Si Robert Redford tourne depuis 1960 au cinéma et à la télévision, et qu’il compte déjà de grands films à son actif (Daisy Clover – 1965, Propriété interdite – 1966, La poursuite impitoyable – 1966), Butch Cassidy et le Kid, western iconoclaste de George Roy Hill, lui vaut la consécration. Il partage la vedette pour la première fois avec une autre icône d’Hollywood, Paul Newman.

Jeremiah Johnson (1972)

Le magnifique western Jeremiah Johnson de Sidney Pollack, film œuvrant à la réhabilitation de la nation indienne dans une Amérique qui vit les dernières années contestataires des années 60, est sans conteste un des films les plus engagés de Redford. Pratiquement sur tous les plans du film, il interprète un trappeur vivant en marge de la société avec l’indienne Delle Bolton, devenue une légende auprès des tribus locales.

L’Arnaque (1973)

En 1973, Redford et Newman sont de nouveaux associés, toujours dirigés par George Roy Hill, dans L’Arnaque, cette fois comme escrocs dans le Chicago des années 1930. Son rôle vaut à Robert Redford la seule nomination de sa carrière pour l’Oscar du meilleur acteur.

Gatsby le magnifique (1974)

L’adaptation fastueuse du célèbre roman de F. Scott Fitzgerald Gatsby le magnifique, par Jack Clayton, consacre Redford comme le plus grand acteur romantique d’Hollywood, au côté de Mia Farrow, mais le film connaît un succès mitigé.

Les Trois jours du condor (1975)

Redford retrouve Sidney Pollack en 1975, dans Les Trois jours du condor, thriller d’espionnage aux résonnances politiques sur l’infiltration d’agents extérieurs au sein de la CIA. Le duo Redford-Pollack marche à nouveau à merveille, avec en prime la fantastique Faye Dunaway.

Les Hommes du président (1976)

Dans Les Hommes du président d’Alan J. Pakula, avec à son côté Dustin Hoffman, Redford interprète le journaliste Bob Woodward, qui a révélé aux côtés de son collègue du Washington Post Carl Bernstein (Hoffman) le scandale du Watergate, à l’origine de la démission du président Richard Nixon. Beaucoup font de ce rôle l’un des plus importants de la carrière de Redford, qui avait déjà évolué dans l’univers politique, en 1972, en tant que candidat malheureux au Sénat américain dans le moins mémorable Votez McKay.

Le Meilleur (1984)

Robert Redford campe en 1984 une nouvelle fois un personnage ayant réellement existé, mais dans un tout autre registre, s’agissant du joueur de baseball Roy Hobbs, dans Le Meilleur de Barry Levinson. Au sommet de son art, le sportif est la cible d’une femme qui lui tire dessus. Son courage et sa détermination lui permettent néanmoins de revenir sur les terrains et, forcément, de mener son équipe à la victoire. Particulièrement à son avantage au milieu de l’arène – la scène de son « home run » victorieux est devenue culte -, Redford porte sur ses épaules ce film au scénario certes un peu convenu.

Out of Africa (1985)

Un de ses films les plus connus et prestigieux, resté dans toutes les mémoires, et une nouvelle fois signé Sidney Pollack. Il y donne la réplique à Meryl Streep, qui interprète la baronne Karen Blixen, Danoise qui à l’issue d’une déception amoureuse part pour l’Afrique, et tombe sous le charme de l’insaisissable aventurier Denys Finch Hatton, un rôle dans lequel Robert Redford se glisse à merveille.

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