Purl, le court métrage féministe signé Pixar

Purl, le court métrage féministe signé Pixar

Purl

Elle est rose, elle tricote et elle aime les fleurs. | © Pixar

Cinéma et Docu

Ce lundi 4 février est sorti le dernier court métrage de Pixar : Purl. Il parle de femme, de travail et d’une entreprise peuplée d’homme. Le tout est basée sur l’histoire vraie de sa réalisatrice mais fait écho chez tellement d’autres.

C’est l’histoire de Purl, une petite pelote de laine rose bonbon qui débarque chez BRO Capital, une entreprise exclusivement peuplée d’hommes qui se gaussent grassement à la machine à café et parlent sport. Les clichés sont là, certes, des deux côtés de la barrière du genre (c’est au moins ça) mais ils permettent de dépeindre en douceur des réalités qui sont pourtant trop nombreuses dans le monde du travail en général (qu’on se le dise, que ce soit en entreprise ou en entrepreneuriat, les femmes débarquent trop souvent dans un « monde d’hommes »).

Le court met en scène l’intégration de la minuscule pelote rose dans un monde en gris et blanc de costards-cravates et ce n’est pas une mince affaire. Pour y parvenir, Purl se voit contrainte d’abandonner tout ce qui fait d’elle un être différent de ses compères et décide de se tricoter un costume (et par la même occasion un humour douteux et une voix qui crie). Le court métrage de huit minutes permet d’aborder les différences de genre mais aussi la question de l’intégration dans le monde professionnel.

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Inspiré d’une histoire vraie

Toute ressemblance avec la réalité n’y est pas fortuite. Si Kristen Lester, la réalisatrice de Purl, affirme que son court métrage est basé sur son expérience dans l’animation, il ne fait aucun doute que d’autres femmes se reconnaîtront dans l’histoire. « Lors de mon premier job, j’étais la seule femme dans la pièce. Et pour pouvoir faire les choses que j’aimais, je suis en quelque sorte devenue l’un de ces hommes. Ensuite, je suis arrivée chez Pixar et j’ai commencé à travailler pour la première fois dans des équipes dans lesquelles il y avait des filles et cela m’a permis de réaliser les côtés féminins que j’avais enterrés et laissés de côté. » L’idée de réaliser le court métrage a d’ailleurs été bien accueillie par Gillian Libert, la productrice de Purl qui a « vécu exactement la même chose ».

Purl est le tout premier court métrage créé grâce à Sparkshort, un nouveau programme d’animation, au sein même de Pixar qui permet à tout un chacun dans l’entreprise de créer leur propre court métrage en racontant leur histoire et en amenant leur style de narration. « On donne aux réalisateurs juste un petit peu de temps et un tout petit peu d’argent et ils peuvent faire n’importe quel genre de film qu’ils veulent », explique David Lally, chef de production. « C’est l’occasion pour les artistes de nous montrer de nouvelles idées en faisant leur propre projet à petit budget », ajoute Jim Morris, le président de Pixar animation studio.

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