Décès de Jean-Pierre Marielle à l’âge de 87 ans

Décès de Jean-Pierre Marielle à l’âge de 87 ans

Il était de la même promotion que Jean Rochefort... | © ©PHOTOPQR/L'ALSACE

Cinéma et Docu

Une légende du cinéma français s’est éteinte ce mercredi.

 

Le cinéma français perd l’une de ses voix les plus célèbres, chaude et caverneuse à la fois. Jean-Pierre Marielle a joué dans plus de cent films et autant de pièces de théâtre.

« Agathe Marielle a la tristesse d’annoncer que son mari, l’acteur Jean-Pierre Marielle, s’est éteint le 24 avril à 16h24, à l’hôpital des Quatre Villes à Saint-Cloud des suites d’une longue maladie. Les obsèques se dérouleront dans la plus stricte intimité », a annoncé son épouse dans un communiqué.

La bande du conservatoire

Avec sa disparition, s’éteint une des dernières figures de « la bande du conservatoire », formée au début des années 50 par des acteurs comme Jean-Paul Belmondo, Claude Rich ou Jean Rochefort, l’ami de toute une vie pour Marielle.

Le comédien avait disparu des écrans depuis plusieurs années, après avoir joué de nombreux films sous la direction notamment d’Audiard, Blier, Molinaro, Mocky, Sautet, Tavernier, Miller et d’innombrables pièces et téléfilms.

D’abord acteur de théâtre et de boulevard, Jean-Pierre Marielle connaîtra des débuts timides au cinéma avant d’exploser à la fin des années 60 et d’imposer sa gouaille et son air désabusé, autant dans des films comiques que tragiques, d’auteur que grand public. Il marque les esprits dans « Le diable par la queue » de Philippe de Broca, « La valise » de Georges Lautner ou « Comment réussir quand on est con et pleurnichard » de Michel Audiard.

Sept nominations aux César

S’ensuit une intense activité devant les caméras (il enchaîne jusqu’à cinq films par an). Parmi eux, « Que la Fête commence » de Bertrand Tavernier, « Dupont Lajoie » d’Yves Boisset, « Les galettes de Pont-Aven » de Joel Séria mais aussi « Coup de Torchon » de Tavernier, « Tenue de soirée » de Blier, « Uranus » de Claude Berri, « La Petite Lili » de Claude Miller et « Les âmes grises » d’Yves Angelo.

Au cours de sa carrière, il a été nommé sept fois aux César notamment pour son rôle dans « Tous les matins du monde », que beaucoup considèrent comme le sommet de sa filmographie.

 

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