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La fierté de la Corée du Sud après la Palme d’or de Bong Joon-ho

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Bong Joon-ho à Cannes, le 25 mai. | © Alberto PIZZOLI / AFP

Cinéma et Docu

Des critiques aux médias, en passant par le président Moon Jae-in, les Sud-Coréens ne cachaient pas dimanche leur très grande fierté au lendemain de l’annonce du palmarès du festival de Cannes qui a couronné Bong Joon-ho, premier Sud-Coréen à obtenir la Palme d’or.

Le réalisateur de 49 ans, grand représentant de la nouvelle vague sud-coréenne, a été primé pour Parasite, à la fois drame familial et thriller sur les inégalités sociales. Il s’agit du premier grand prix international pour celui qui avait déjà été encensé pour The Host ou Snowpiercer – le transperceneige.

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« Je dis ma gratitude au nom de tout le peuple coréen », a tweeté Moon Jae-in. « Je suis très fier de Bong Joon-ho qui a atteint le sommet et est un des meilleurs réalisateurs au monde. »

Aux anges

Apprenant la nouvelle au réveil dimanche matin, les critiques, les médias et les cinéphiles sud-coréens étaient aux anges. Pour l’agence de presse sud-coréenne Yonhap, le cinéaste a « finalement étanché la soif » de reconnaissance des Sud-Coréens. « En remportant la Palme d’or au célèbre Festival de Cannes, Bong a laissé son empreinte sur l’histoire du cinéma coréen », pouvait-on lire dans le grand quotidien Dong-A Ilbo.

Bong Joon-ho éprouve, lui aussi, une grande fierté d’être le premier cinéaste de son pays à obtenir la récompense suprême du cinéma d’auteur. « Pour les cent ans du cinéma coréen, c’est un grand cadeau », a déclaré le cinéaste primé à l’unanimité par le jury, a tenu à préciser son président, Alejandro Gonzalez Inarritu.

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La Corée du Sud à Cannes

Depuis le Prix de la mise en scène qui avait été attribué il y a 17 ans au « père du cinéma coréen » Im Kwon-taek pour Ivre de femmes et de peinture (Chihwaseon), la Corée du Sud est régulièrement au palmarès de Cannes.

Park Chan-wook avait remporté en 2004 le Grand Prix avec son film policier ultra-violent Old Boy, qui avait été coiffé pour la Palme d’or par le Fahrenheit 9/11 de Michael Moore. Le même réalisateur avait obtenu le prix du Jury en 2009 pour Thirst, ceci est mon sang. « On avait toujours le sentiment avec la Corée du Sud qu’il restait encore du travail, mais avec cette victoire, on a finalement réglé le problème », a déclaré le critique Ha Jae-keun.

Parasite a été distribué dans 192 pays, ce qui est un record pour un film coréen. Sa première aura lieu à Séoul le 30 mai, avant sa sortie dans le monde entier de juin à décembre.

Avec Belga

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