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Interdit aux moins de 17 ans, le « Joker » avec Joaquin Phoenix s’annonce comme l’antidote parfait aux films de super-héros

joker joaquin phoenix

Carrément flippant. | © Capture d'écran Instagram / @toddphillips1.

Cinéma et Docu

C’est Todd Phillips, le réalisateur du film, qui a confirmé sa classification sur Instagram. Nos poils s’hérissent déjà.

Depuis le premier Iron Man et le lancement de l’univers cinématographique Marvel, il faut bien avouer que les films mettant en scène des super-héros et des personnages issus des comics sont de plus en plus polissés, voire totalement aseptisés. À quelques exceptions notables – Deadpool, Logan ou Watchmen -, les autres blockbusters du genre nous ont habitué à du bon gros divertissement sans nous effrayer un tantinet.

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Finishing touches.

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Une noirceur synonyme de qualité ?

La référence en la matière n’est autre que l’immense The Dark Knight de Christopher Nolan, où le cultissime Joker incarné par le regretté Heath Ledger fait des étincelles. Bizarrement, et à la surpise même de Wally Pfister, directeur de la photo pour Nolan, le second volet de la trilogie ne sera pas Rated-R – c’est-à dire interdit aux moins de 17 ans non accompagnés d’un adulte -, et ce malgré les nombreuses scènes de violence prenant place dans un Gotham bien poisseux.

Ce ne sera pas le cas pour le Joker de Todd Phillips, incarné par Joaquin Phoenix, qui s’est vu obtenir la fameuse classification synonyme de violence particulièrement graphique à l’écran. Pourquoi s’en réjouir ? Loin de vouloir à tout prix notre dose de violence, on est en droit d’attendre de ce Joker une version bien sombre et effrayante, le personnage étant l’un des vilains les plus craints du cinéma. Un univers lugubre autour du projet sonnait comme un gage de qualité pour les puristes. Pour rappel, le récit se penche sur la genèse du méchant et raconte sa plongée dans la démence.

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Les références à Scorcese

Et pour arriver à ses fins, Joker s’inspire librement de certaines œuvres propres au maître Martin Scorcese. Dans le trailer du long-métrage, on ne peut s’empêcher de penser à Taxi Driver pour la dégaine du personnage principal, son côté isolé, gagné par la folie. Dans une interview, Joaquin Phoenix a lui-même affirmé que le film avait un côté « fauché et indépendant » rappelant Mean Streets. À noter que Robert De Niro, acteur fétiche de Scorsese et interprète dans les films cités, joue un second rôle dans Joker. Un gage de qualité ? Il faudra attendre la sortie du projet pour s’en assurer. Rendez-vous est pris le 9 octobre prochain.

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