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Ces 10 films que Tarantino vous conseille de voir avant « Once Upon a Time … In Hollywood »

once upon a time in hollywwood

Brad Pitt, Leo DiCaprio et le réalisateur sur le set de "Once Upon a Time ... In Hollywood". | © 2019 Sony Pictures Entertainment.

Cinéma et Docu

Envie de piger toutes les références du film de l’été ? Avant sa sortie le 14 août, le réalisateur américain a dressé la liste ultime des dix films qui ont inspiré Once Upon a Time … In Hollywood.

Avant sa sortie tant attendue, dans deux petites semaines exactement, quoi de mieux que de se préparer à Once Upon a Time … In Hollywood en se gavant des inspirations de Quentin Tarantino himselfLe réalisateur à la cinéphilie encyclopédique ne se cache pas d’emprunter ici et là les éléments propres à son univers, et encore plus dans son dernier-né, véritable ode au septième art et au Hollywood mythique des sixties.

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Comme le rappelle la bande-annonce, le film nous plonge dans un décor qui nous fait vivre le Hollywood de 1969, à l’apogée du mouvement hippie. Rick Dalton et Cliff Booth, un acteur et sa doublure cascade, tentent de s’en sortir dans une ville qui les dépasse à bien des égards.

Voici donc votre liste de devoirs élaborée par QT, qui donne un bon aperçu de cette époque tant fantasmée et des personnalités qui ont inspiré le cinéaste pour ses personnages, faut-il le rappeler incarnés par un casting du feu de Dieu (Leonardo DiCaprio, Brad Pitt, Margot Robbie, Al Pacino).

Bob et Carole et Ted et Alice (Paul Mazursky, 1969)

La comédie de 1969 signée Paul Mazursky tourne autour de deux couples en pleine remise en question, le long métrage s’interrogeant sur le polyamour et la libération sexuelle, thèmes repris par Tarantino dans Once Upon a Time …. Au casting : Natalie Wood, Robert Culp, Elliott Gould et Dyan Cannon. Succès suprise au box-office, le film rapporte 30 millions de dollars sur un budget de 2 millions. Quatre nominations aux Oscars complètent la réussite de l’œuvre : dont deux pour Elliott Gould et Dyan Cannon, et une pour le cinéma de Mazursky.

Fleur de cactus (Gene Saks, 1969)

Walter Matthau, Goldie Hawn et Ingrid Bergman se démènent dans un triangle amoureux, où un dentiste prétend être marié pour ne pas avoir à s’engager. Mais un jour il tombe vraiment amoureux et demande à son assistante de se faire passer pour sa femme. Une ambiguïté des sentiments que l’on retrouve également chez les personnages incarnés par Brad Pitt et Leonardo DiCaprio. C’est grâce à cette comédie que Goldie Hawn décrochera un Oscar et un Golden Globe pour sa performance en second rôle féminin.

Easy Rider (Dennis Hopper, 1969)

C’est sûrement le long-métrage qui sonne le plus comme une évidence dans cette liste. Easy Rider incarne à merveille le Nouvel Hollywood, mouvement qui allait dominer les années 1970 et permettre à des auteurs de s’imposer sur le marché. Dennis Hopper et Peter Fonda (aussi scénariste sur le film) se donnent la réplique en incarnant Wyatt et Billy dans un road-movie à travers le Sud-ouest des États-Unis. Le drame indépendant ne se contente pas d’être un film emblématique de la contre-culture américaine : c’est aussi un succès financier, rapportant 60 millions de dollars pour une production de 500 000 dollars seulement. Un chef-d’oeuvre qui aura influencé Tarantino non pas seulement pour son dernier-né, mais aussi dans la manière de faire ses films.

Campus (Richard Rush, 1970)

On retrouve Elliot Gould (mais aussi Harrison Ford) dans cet autre symbole du Nouvel Hollywood. Il y incarne un étudiant, vétéran de la guerre du Vietnam, retournant aux États-Unis pour décrocher son diplôme et enseigner. Il ne peut alors s’empêcher de dénoncer l’horreur d’une guerre que le cinéma commence doucement à remettre en cause. Le film a été un choc à sa sortie, d’où l’intérêt historique que lui porte le réalisateur de Pulp Fiction.

Représailles en Arizona (William Witney, 1965)

Audie Murphy, premier rôle dans ce film de William Witney, sert de référence pour le personnage de DiCaprio. Vétéran de guerre, Murphy s’est tourné vers une carrière d’acteur et est vite devenu populaire grâce à des succès comme Police des plaines (Gunsmoke) et Qui est le traître ? Dans le western de Witney, il incarne Clint, qui accepte d’aider des rangers pour éviter la prison.

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Matt Helm règle son “comte” (Phil Karlson, 1968)

Margot Robbie interprète dans le film de Tarantino Sharon Tate, actrice et femme de Roman Polanski, assassinée par des fanatiques de la famille Manson. Durant le long métrage, elle se rend à une projection de Matt Helm règle son « comte », dans lequel elle joue une espionne maladroite. Tarantino rend ici un bel hommage à l’un des derniers rôles de la comédienne, ainsi observée par son alter ego dans une mise en abyme fascinante.

Model Shop (Jacques Demy, 1969)

Succès plus que mitigé à sa sortie, Model Shop a eu le mérite de faire découvrir la filmographie de son auteur à l’international. L’intrigue puise dans les précédentes créations de Demy : LolaLes Parapluies de Cherbourg et La Baie des Anges. L’influence de la photo, saturée pour rendre à la ville sa superbe et tout son poids sur ses personnages, est évidente à la vision de Once Upon a Time …. Plus qu’un hommage, une filiation.

Les Requins volent bas (David Miller, 1968)

Ce thriller britannique voit Vince Edwards y incarner un mercenaire travaillant pour les services du renseignement de sa Majesté dans le but de protéger les secrets de l’OTAN qu’un cerveau criminel veut dérober. L’acteur a longtemps alterné entre cinéma et télévision, mais c’est la série d’ABC Ben Casey qui l’a véritablement fait décoller dans les années 60, avant qu’il ne retente sa chance au cinéma pour le film de Miller. Encore une inspiration pour le personnage de Rick Dalton, interprété par DiCaprio.

Le Salaire de la violence (Phil Karlson, 1958)

Ce western, deuxième film de Phil Karlson dans la liste, raconte la relation d’un père et son fils, interprétés par Van Heflin et Tab Hunter, et la création de leur élevage de bétail dans le Wyoming, qui se révèle plus compliquée que prévue. Une Amérique en plein bouleversement y est dépeinte. Et on le sait, l’Histoire n’a cesse de fasciner Tarantino.

La Bataille de la mer de Corail (Paul Wendkos, 1959)

Ce film de guerre raconte comment un groupe de soldats américains se retrouve enfermé à bord d’un sous-marin par les japonais en pleine seconde guerre mondiale. Dans le rôle principal, on retrouve Cliff Robertson, alors star incontestée à Hollywood, autant pour ses rôles au cinéma qu’à la télévision. Décidément, on se dit que la liste des acteurs qui ont donné naissance au personnage (fictif, rappelons-le) de Rick Dalton est longue.

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