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« Un profil pour deux » : Pierre (Richard), l’amour et Internet

Dans « Un profil pour deux », en salles mercredi 26 avril, Pierre Richard campe une vieux monsieux veuf et un peu bougon qui reprend goût à la vie en découvrant les joies d’internet et des sites de rencontres. Un film drôle, léger et touchant.

 

Dans la vraie vie, il a 82 ans, dans le film, il en a 79, et il s’appelle aussi Pierre. Et à la ville comme à l’écran, ils sont tous les deux très attachants. Dans « Un profil pour deux », co-production franco-germano-belge, réalisé par Stéphane Robelin, Pierre est perdu dans les méandres de son passé amoureux à Paris. Ses journées, il les passe seul, à regarder des bobines-souvenirs de sa feue femme, accompagné d’un petit verre de whisky. Et puis un jour, sa fille Sylvie (Stéphane Bissot) demande à Alex, le petit ami de sa fille -détail qu’ignore Pierre- d’aller lui donner des cours d’informatique afin d’arrondir ses fins de mois. Alex (interprété par Yaniss Lespert) accepte quelque-peu à contre-cœur et se rend donc régulièrement chez le vieil homme lui installer Internet et lui expliquer comment surfer. Pierre découvre Internet et les joies de la séduction online avec les sites de rencontres et devient une sorte de cyber-Cyrano. Lui qui était en recherche du sentiment amoureux perdu depuis des années, le sent revenir en faisant connaissance avec une certaine Flora63 (la pétillante Fanny Valette). Mais sur son profil, Pierre n’a pas précisé son vrai âge et il n’a pas mis de vraie photo, mais celle de son prof d’informatique. Ce qui va forcément poser problème lors du fameux moment de la rencontre qui se passera à Bruxelles, où vit Flora.

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© La Belle Company

Une histoire de trouple

« Je cherchais une partie road-movie dans le film, parce que Pierre est quand même un vieux monsieur qui ne sort jamais chez lui, et j’aimais bien l’idée qu’il aille rencontrer une fille un peu loin parce qu’il n’a pas trop bien regardé où elle vivait quand il s’est inscrit sur le site de rencontre. Bruxelles était à 400 kilomètres de Paris donc pas trop loin, et à l’étranger mais dans un pays francophone. C’était la ville idéale ! Et je dois aussi l’avouer, j’avais envie de faire une co-production belge et de travailler avec des Belges » nous explique Stéphane Robelin. Alex se fera donc passer pour Pierre pour le premier rendez-vous. L’un séduit par le physique et l’autre par les mots. Sauf que ce petit jeu va forcément finir par poser problème et causer quelques quiproquos des plus drôles.

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© La Belle Company

Le profil pour deux se transforme en histoire d’amour à trois, une sorte de trouple : « Il y a une histoire d’amour platonique forte entre les trois, mais comme il y a eu une usurpation d’identité et mensonge sur l’âge de Pierre, ce n’est pas non plus vraiment un trio amoureux » précise néanmoins le réalisateur, qui a fait appel pour la deuxième fois à Pierre Richard après « Et si on vivait tous ensemble » : « J’avais très envie de retravailler avec lui et j’ai même écrit le scénario en pensant à lui. C’est un comédien qui est très fort quand il intériorise son jeu, qu’il joue d’une manière plus réaliste. Il est hyper pro, il prépare bien son personnage, il sait bien son texte et il doute constamment. Et je pense que les plus grands doutent toujours. Il réfléchit, discute et propose beaucoup. Et il est hyper agréable à vivre au quotidien ». Et surtout touchant de sincérité dans « Un profil pour deux » en salles à partir du mercredi 26 avril 2017.
 
Retrouvez notre interview sur ParisMatch.be de Pierre Richard : 

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