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La Belgique, grande absente d’une Semaine de la critique de Cannes très internationale

L'affiche de la Semaine de la critique. | © DR

Cinéma et Docu

Chili, Vénézuela, Iran, États-Unis et même France : la sélection de la Semaine de la critique de Cannes a beau être particulièrement internationale, la Belgique y brille par son absence. Retour sur une compétition qui met la découverte à l’honneur.

 

La 56e Semaine de la critique à Cannes mettra à l’honneur la France et l’Amérique latine, avec respectivement quatre et trois films, mais aussi des oeuvres venues d’Italie, du Japon, d’Iran ou des États-Unis, avec la vedette de Star Wars Mark Hamill dans le long métrage de clôture. Section parallèle du 70e Festival de Cannes, qui se déroulera du 17 au 28 mai, la Semaine de la critique se consacre à la découverte de nouveaux talents. Créée en 1962, elle ne présente que des premiers ou deuxièmes longs métrages.

Sur les 1 250 longs métrages visionnés cette année, onze ont été retenus, dont sept en compétition, départagés par un jury présidé par le réalisateur brésilien Kleber Mendonça Filho. Avec des genres allant du thriller au documentaire en passant par l’animation, et des thèmes aussi différents que le monde paysan, la Corse, l’histoire du Chili, la vie en Iran ou au Congo, « cette 56e Semaine de la Critique reflète les préoccupations de jeunes cinéastes sur un monde en mouvement », a commenté son délégué général Charles Tesson, en charge de la sélection.

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©AFP PHOTO / ANNE-CHRISTINE POUJOULAT – Kleber Mendonca Filho et l’actrice Sonia Braga à Cannes, en 2016.

« Ces auteurs apportent un éclairage politique sur les réalités humaines et sociales de territoires disparates », a-t-il ajouté. C’est un film italien, Sicilian Ghost Story de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza (Salvo, Grand prix de la Semaine de la critique en 2013), une histoire de mafia associant amours adolescentes, politique et fantastique, qui fera l’ouverture.

Quatre longs métrages français présentés

Pour autant, pas un seul film belge n’a été sélectionné pour cette nouvelle édition. En revanche, la compétition fait la part belle au cinéma français, qui sera en lice avec Ava, premier long métrage de Léa Mysius, « sorte de parabole sur l’obscurantisme politique qui menace le monde », selon Charles Tesson, et avec le documentaire Makala d’Emmanuel Gras (« Bovines »), qui suit la vie et le travail d’un homme au Congo.

Deux films français seront aussi projetés en séances spéciales, Petit paysan d’Hubert Charuel, « sorte de thriller paysan » avec Swann Arlaud, et Une vie violente de Thierry de Peretti (Les Apaches), « film de mafia à la française » dans le milieu des indépendantistes corses.

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©AFP PHOTO / VALERIE MACON – Mark Hamill à la première de Brigsby Bear à Sundance.

Les États-Unis seront représentés par le film de clôture, Brigsby Bear de Dave McCary, déjà montré au Festival de Sundance, « film sur l’amour du cinéma » avec Mark Hamill, interprète du héros Luke Skywalker dans Star Wars. Pour la première fois, un film d’animation sera présenté en compétition, l’iranien Tehran Taboo d’Ali Soozandeh, dressant un tableau de la vie et des restrictions de liberté à Téhéran.

Outre Ava, Makala et Tehran Taboo, seront en compétition Oh Lucy ! de la Japonaise Atsuko Hirayanagi, avec l’acteur américain Josh Hartnett, et trois films latino-américains : Gabriel e a montanha du Brésilien Fellipe Gamarano Barbosa, La Familia du Vénézuélien Gustavo Rondon Cordova et Los Perros de la Chilienne Marcela Said (L’Eté des poissons volants).

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