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5 thrillers Made in Korea si vous avez dévoré Parasite

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"Dernier train pour Busan", de Yeon sang-ho. | © RedPeter Films.

Cinéma et Docu

Véritable révélation cinématographique de 2019, le thriller sociétal Parasite a confirmé l’engouement mondial pour un cinéma coréen déjà très apprécié. Voici cinq films pour découvrir ou redécouvrir le monde du 7ème art sud-coréen.

 

Snowpiercer de Bong Joon-ho, 2013

Autre chef-d’oeuvre du réalisateur de Parasite, Snowpiercer dénonce les inégalités de classe dans un contexte post-apocalyptique. En 2031, la Terre entre dans une ère glaciaire sans précédent. Une poignée de survivants est condamnée à errer dans un train qui avance sans jamais s’arrêter. Quand un message incite les passagers les plus démunis à se révolter contre la classe supérieure qui peuple les premiers wagons, une révolte armée s’installe. Prêts à tout pour anéantir la hiérarchie des classes, les passagers vont remonter les compartiments uns à uns dans l’espoir d’un renversement de situation.

Dernier train pour Busan de Yeon sang-ho, 2016

Nommé au Festival de Cannes en 2016 et doté d’un 93% sur Rotten Tomatoes, ce film d’horreur gore nous initie aux zombies à la sauce coréenne. On suit ici un père de famille divorcé qui se rend dans la ville portuaire de Busan afin de ramener sa fille chez son ex-femme. Le père et sa fille embarquent dans le train, sans se douter qu’au même moment un virus transformant la population en morts-vivants se répand dans leur ville. Une jeune fille contaminée monte à bord, menaçant ainsi l’ensemble des passagers, prêts à se battre pour leur survie.

Old Boy de Park Chan-wook, 2003

Classé 18ème par la BBC dans les « 100 Meilleurs Films du Cinéma Mondial », Old Boy est devenu un incontournable des thrillers noirs. Un père de famille ordinaire se fait enlever et séquestrer avec une télévision pour seul contact avec l’extérieur. Il apprend via celle-ci que sa femme a été assassinée, et qu’il est le principal suspect. L’homme passe son temps comme il peut, en creusant notamment un tunnel pour s’échapper de cet enfer. Quinze ans plus tard, il est relâché sans aucune explication. Des questions identiques sur enlèvement restent en suspens. Par qui ? Et pourquoi ? Son kidnappeur lui laisse un téléphone rempli d’indices sur son identité, et le guidant pas à pas vers lui. Old Boy nous plonge dans la soif de vengeance destructrice de cet homme à qui on a volé 15 ans de vie.

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The Strangers de Na Hong-jin, 2016

Le synopsis est plutôt classique pour un polar. Une série de meurtres sauvages bouleversent la vie paisible d’une bourgade de montagne, alors qu’une épidémie de fièvre ravage la communauté, amenant certains habitants à des comportements inhabituels. Le flic en charge de l’enquête est un peu gauche et benêt. Il parsème le thriller d’éclats comiques, comme souvent dans les polars coréens. À côté de l’enquête, un ermite inconnu du village qui vit reclus dans les bois semble le coupable idéal. Face à l’incompétence de la police qui perd complètement pied, les habitants décident de faire appel à un shaman. C’est là que le surnaturel entre en scène. On assiste alors à un mélange de genre inattendu, serpentant entre surnaturel, drame familial et burlesque, le tout dans une atmosphère lourde et pesante.

Memories of Murder de Bong Joon-ho, 2003

1986. Après une suite de meurtres rapprochés dans la campagne, la police coréenne soupçonne pour la première fois l’existence d’un serial killer. Inspiré de faits réels, il est important de rappeler que le film se déroule dans les années 80, lorsque le pays était encore sous le joug du dictateur Park Chung-hee. Deux détectives brutaux vont alors user de la torture pour tenter de faire parler les suspects. Un autre meurtre est découvert, et cette fois, un mode opératoire similaire semble coïncider avec les assassinats précédents.

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