Paris Match Belgique

L’acteur Philippe Nahon est mort à 81 ans

philippe nahon mort décès

Le comédien Philippe Nahon. | © VOIX DU NORD / MAX ROSEREAU.

Cinéma et Docu

Cette gueule du cinéma français, connue pour ses collaborations avec le cinéaste Gaspard Noé et Alexandre Astier, s’en est allée ce dimanche matin des suites d’une longue maladie, aggravée par une infection au Covid-19.

 

L’acteur Philippe Nahon, qui avait joué dans de nombreux seconds rôles au cinéma et à la télévision avant d’être popularisé par le cinéaste Gaspar Noé et la jeune génération de réalisateurs des années 1990, comme Jacques Audiard ou Mathieu Kassovitz, est décédé dimanche, a-ton appris auprès de sa famille.

Âgé de 81 ans, il a succombé « à une longue maladie, aggravée par une infection au Covid-19 », a indiqué son épouse à l’AFP.

Il a arpenté le cinéma français

Après avoir débuté dans Le Doulos de Jean-Pierre Melville (1962), il travaille surtout pour la télévision, enchainant rôles dramatiques au cinéma et dans des séries, espacés d’apparitions au théâtre.

En 1991, il tient le premier rôle dans le premier moyen métrage de Gaspar Noé, Carne, présenté à la semaine de la critique à Cannes.

« Nous avons eu un coup de foudre mutuel pour faire ce film et après il me tenait à coeur de continuer avec lui », a déclaré à l’AFP le réalisateur argentin. Ce sera le cas dans Seul contre tous (1998).

Entretemps il deviendra un acteur apprécié d’une nouvelle génération de cinéastes, avec des rôles dans La Haine ou Les rivières pourpres de Mathieu Kassovitz ou Un héros très discret de Jacques Audiard.

Mathieu Kassovitz a salué « le comédien des amoureux du cinéma et un acteur hors pair », Albert Dupontel, qui avait joué avec lui dans Irréversible, « un acteur rare, d’une sensibilité et d’une sincérité hors du commun (…) parti dans l’infini, sa vraie dimension ». « Il est devenu l’acteur d’une génération et je suis heureux d’avoir croisé sa route », s’est souvenu le réalisateur belge Fabrice Du Welz, qui l’avait dirigé dans Calvaire (2004).

« Bon sang que c’est triste », a tweeté Alexandre Astier, pour lequel il avait joué « Goustan le cruel » dans la série Kaamelott, alors que la Cinémathèque rendait hommage à « une vie de cinéma » étendue « sur 60 ans de plateaux, le cinéma hexagonal arpenté dans tous les sens, de Doillon, Féret, Nicloux, Fabrice Du Welz à Besson, Gans, Corneau, Perrault, Audiard, Fillières ou Kassovitz. Un tour chez Spielberg, aussi. Et puis, Gaspar Noé. »

Avec AFP

CIM Internet