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Hollywood-sur-Meuse : Liège fait tourner la tête des réalisateurs

Le mouvement a été amorcé dans les années 90 par les frères Dardenne | © Belga

Cinéma et Docu

On l’aime ou on la déteste, mais Liège s’arrange toujours pour faire parler d’elle. En bien cette fois : selon le prestigieux magazine US Variety, la Principauté n’est rien de moins qu’un « pôle cinématographique majeur ». Un scénario nettement plus flatteur que Publifin pour la réputation de la ville. 

Chauvins, les Liégeois ? Malgré les scandales, la saleté et l’insécurité, les habitants de l’irréductible Principauté restent fiers de leur ville. Et la presse internationale semble leur donner raison : dans un article paru aujourd’hui, le magazine américain Variety fait les éloges du pôle cinématographique de la ville. Des compliments mérités, quand on sait que Liège a accueilli pas moins de 41 tournages en 2016. L’occasion de réaliser que pas d’eau a coulé sous les ponts depuis le lancement en 1994 des Films du Fleuve par les frères Dardenne, alors seuls acteurs dans le milieu liégeois du cinéma.

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Conditions avantageuses

Derrière ce twist imprévu, des efforts entrepris par le gouvernement wallon pour faciliter les réalisations dans la région. Fondé en janvier 2000 par le gouvernement wallon avec un budget annuel de 4.5 millions d’euros, Wallimage investit dans les productions de film francophones. Si l’on ajoute à ça le tax-shelter de 2003, qui réduit les coûts pour les entreprises qui s’allient avec un producteur belge, on obtient le scénario idéal pour attirer investisseurs et réalisateurs étrangers dans la Principauté.

Ambitions internationales

Sur la scène liégeoise, on retrouve désormais, outre la compagnie des frères Dardenne, Tarantula Production, Versus Prods ou encore Frakas, responsable du succès critique et populaire Grave. De quoi contribuer à installer Liège sur la carte du cinéma international. Un attrait dont Jean-François Tefnin, responsable de CLAP, se réjouit. Lancée à 2006, cette asbl vise à faciliter les tournages et attirer les productions dans la région, notamment via des contacts privilégiés avec la police et l’administration locale. Du côté du Pôle Image, on voit grand : « notre ambition est de créer un pont entre Liège et l’Asie, essentiellement le Japon, la Corée et la Chine. Un Chinawood gigantesque est en train de se créer ». En attendant Hollywood-sur-Meuse ?

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