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César 2021 : Virginie Efira, les 5 rôles qui ont fait d’elle une actrice majeure

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Une carrière exceptionnelle. | © LOIC VENANCE / AFP.

Cinéma et Docu

Nommée au César de la meilleure actrice – pour la troisième fois de sa carrière déjà – grâce à son rôle dans Adieu les cons, Virginie Efira n’en finit plus de marquer les esprits et s’impose comme une figure incontournable du cinéma français. À 43 ans, la Belge « choisit » désormais ses rôles et 2021 s’annonce comme son année. Elle sera notamment à l’affiche du très attendu Benedetta de Paul Verhoeven (sortie en mai si tout va bien) et du dernier film de Guillaume Canet, Lui. Retour sur les cinq rôles qui l’ont menée jusque là.

 

Elle, de Paul Verhoeven (2016)

Un second rôle certes, mais dans un grand film qui la fait rentrer dans la cour du cinéma indépendant. Elle y donne la réplique à Isabelle Huppert et Laurent Lafitte devant la caméra de Paul Verhoeven (Basic Instinct, Showgirls) et y déploie tout ses talents. Thriller psychologique noir et puissant qui dérange, adapté du roman Oh… de Philippe Djian, Elle fut un succès autant critique – César du meilleur film – que populaire et fait sortir l’actrice belge du cadre seul de la comédie. Le jeu dramatique, Virginie Efira le maîtrise à la perfection, et elle va encore nous le prouver à de multiples reprises.

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Victoria, de Justine Triet (2016)

2016, une belle année. Après le succès de Elle, une autre réussite s’offre à la comédienne avec la comédie dramatique de Justine Triet (La Bataille de Solférino). Efira y incarne Victoria, une avocate pénaliste en plein néant sentimental qui noue une relation très étrange avec son baby-sitter, joué par Vincent Lacoste. Elle passe avec aisance de femme fatale à l’égarement d’une désespérée chronique, trentenaire qui enchaîne les cataclysmes, et touche en plein coeur avec un rôle taillé à sa mesure. Victoria sonne comme l’avènement d’une grande actrice qui n’a pas fini de nous éclabousser de ses multiples facettes.

Un amour impossible, de Catherine Corsini (2018)

« Plus beau rôle » de l’actrice selon Télérama à la sortie du film, il vient clouer le bec de ceux qui doutaient encore de l’actrice dans le registre dramatique, et lui offre une seconde nomination au César de la meilleure actrice après Victoria. Adaptation du roman autobiographique de Christine Angot, le film voit la comédienne incarner la vie d’une femme bouleversée par un inceste. Une interprétation pleine de justesse d’une femme modeste et forte. Magistrale.

Sibyl, de Justine Triet (2019)

Nouvelle collaboration avec Justine Triet, et nouveau très joli coup. Petite pépite dramatique, le film voit l’actrice incarner Sibyl, une psychanalyste au bout du rouleau, ancienne alcoolique à deux doigts de retomber, mère célibataire en galère, qui décide de se replonger dans l’écriture de roman — sa première passion. Une décision qui intervient juste avant de rencontrer Margot (Adèle Exarchopoulos), une actrice en détresse, et qui va la mener dans le jeu dangereux du triangle amoureux. Amante folle d’amour, séductrice destructrice, manipulatrice, maman protectrice et absente, Efira passe par bien des états, et toujours avec brio.

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Adieu les cons, d’Albert Dupontel (2020)

Avec douze nominations aux César, Adieu les cons s’annonce comme l’un des grands favoris de cette édition 2021. Le dernier film d’Albert Dupontel, sorti furtivement dans les salles fin octobre, a été salué par la critique et encensé par les spectateurs, et on est prêt à parier qu’il aura encore beaucoup de succès quand le grand écran sera de retour. Virginie Efira y excelle, jouant sublimement le personnage de Suze Trappet, une femme totalement perdue en quête de liberté, fuyant son quotidien pour retrouver sa jeunesse oubliée. Un rôle qui lui a valu sa troisième nomination aux César. Et on espère très fort que celle-là sera la bonne.

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