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César 2021 : Thierry Lhermitte ironise sur une cérémonie trop politisée

thierry lhermitte

Le réalisateur et acteur français Michel Blanc, l'actrice française Marie-Anne Chazel, l'acteur français Gérard Jugnot, l'acteur français Christian Clavier, l'acteur français Thierry Lhermitte et l'actrice française Josiane Balasko lors de la 46e édition de la cérémonie des César du cinéma à l'Olympia à Paris, le 12 mars 2021. | © Dominique Charriau/Pool/ABACAPRESS.COM.

Cinéma et Docu

« Je regrette qu’on n’ait pas abordé les Rohingyas, le Yémen, la Syrie, les élections américaines avec l’invasion du Capitole, Navalny, l’endométriose, pas un mot ». Dans l’émission C à vous, lundi, Thierry Lhermitte s’est moqué avec humour de la cérémonie des César 2021, trop politisée à ses yeux.

D’après un article Paris Match France d’Emilie Cabot

Thierry Lhermitte n’a pas apprécié la 46e cérémonie des César et le fait savoir avec ironie. Outre la crise sanitaire, évoquée à plusieurs reprises alors que les salles de cinéma sont fermées depuis la fin octobre, la scène de l’Olympia a servi à plusieurs reprises de tribune. La loi de sécurité globale, les violences policières ou la précarité des intermittents du spectacle ont été évoqués par des remettants et des lauréats. La ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, qui a assisté à la cérémonie à l’Olympia mais pas en salle, a été interpellée à plusieurs reprises lors de cette édition atypique.

« Le remboursement des soins dentaires, l’excision et les GAFAM, pas un mot là-dessus! »

Thierry Lhermitte, qui a reçu avec ses complices du Splendid un César anniversaire, semble regretter cette politisation et ce manque de légèreté. Lundi dans C à vous, il a déclaré avoir « regretté » d’être venu diffuser de la bonne humeur « parce qu’il y a beaucoup de sujets qui ont été abordés, beaucoup de malheurs du monde qui ont été abordés. Mais je regrette qu’on n’ait pas abordé les Rohingyas, le Yémen, la Syrie, les élections américaines avec l’invasion du Capitole, Navalny, l’endométriose, pas un mot. Le bien-être animal, la chasse à courre, rien du tout. L’Arménie, la stigmatisation des anorexiques dans le milieu du sumo japonais, la grossophobie dans le milieu des jockeys… C’est horrible, horrible! Le remboursement des soins dentaires, l’excision et les GAFAM, pas un mot là-dessus! », a-t-il plaisanté.

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Lors de la cérémonie, Thierry Lhermitte avait déjà fait preuve du même humour à la tribune. Faisant des bruits bizarres tout le long de la remise de prix, il avait dévoilé son secret, moquant les complotistes de la crise sanitaire : « J’utilise quelque chose dont vous n’entendrez pas parler dans les médias mainstream financés par les laboratoires pharmaceutiques », disait-il habillé avec son mythique costume du Père Noel est une ordure qui a 40 ans d’âge. « C’est la méthode du professeur Perroni qui a découvert que si on appuyait très fort sur les deux pouces, avec le majeur et l’index, on déclenchait le méridien du nez et si on faisait beaucoup de pression dans les fosses nasales et les fosses gorgiques (sic) le virus était détruit. Je vous encourage tous à le faire toutes les 3 minutes » expliquait-il remerciant «l’Académie des César, les spectateurs et le peuple ».

« C’est pas ça qui va donner aux gens l’envie de retourner au cinéma »

Le lendemain de cette soirée peu suivie mais très commentée, Gérard Jugnot avait confié que la bande des Bronzés avait  beaucoup ri en loges mais n’avait pas regardé la cérémonie, qui « manquait sévèrement de légèreté », dans son intégralité. « Ça aurait pu être militant et politique mais avec un peu de légèreté et d’humour. C’est vrai qu’on souffre, mais bon on n’est pas les seuls. Il faudrait pas faire croire aux gens qu’il y a que les artistes qui souffrent dans cette période. C’est quand même pas que la faute du gouvernement si il y a un virus de merde. C’est compliqué, la France est un pays compliqué », expliquait-il sur RTL. « C’est dommage c’est pas ça qui va donner aux gens l’envie de retourner au cinéma(…) Il y a quand même des gens qui savent qu’en France ce n’est pas pire qu’en Italie, en Allemagne, en Angleterre. On va me traiter de collabo, sourit-il avant de conclure : « les gens manquent un peu de lucidité. Et je ne pense pas que quand il y aura Marine Le Pen, la culture sera mieux traitée ».

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