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Quand le slow motion hypnotise et fascine

Vidéo Cinéma et Docu

Des vidéos mises au ralenti comptabilisent des millions de vues sur YouTube et fascinent complètement ceux qui les regardent. 

 

La chaîne Warped Perception n’est consacrée qu’à ça : des vidéos en slow motion où les images filmées passent moins vite qu’à la normale. Au lieu du classique 25 images par seconde, on est à du 15 000 images par seconde, soit de l’ultra slow motion. Une technique de prise de vue 600 fois plus lente. Cela permet de capturer le moindre mouvement que l’œil et le cerveau humain ne sauraient percevoir en temps réel. On peut ainsi s’attarder sur tous ces petits détails invisibles qui nous échappent d’habitude, ce qui captive donc notre attention pendant de longues minutes, et nous permet surtout de plus s’en souvenir. Un peu comme quand on regarde une aile de mouche au microscope ou quand on fait un ralenti sur une scène sportive pour, par exemple, voir qui a fait une faute.

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L’inhabituel captive et hypnotise

En résulte visuellement quelque chose de très beau et de complètement hypnotique. Cela va du maïs qui « pop », à l’allumette qui flambeà la saucisse prise dans un piège à souris en passant par une bière qui explose. Ces vidéos au ralenti voire au ralenti extrême parfois, il y a en des milliers sur YouTube et elles comptabilisent toutes des milliers de vues allant même jusqu’à des millions pour certaines.

Et si ces vidéos fascinent et captivent tant notre regard et notre attention, c’est par leur effet satisfaisant et apaisant qu’elles procurent. Un peu comme certains Gifs qui tournent en boucle. Dans une série de sketchs intitulée « Everything looks better in slow motion » (« Tout semble mieux en slow motion » en français) de son Chappelle’s Show, l’humoriste américain Dave Chappelle montre d’ailleurs que tout est toujours plus cool/drôle dès que c’est tourné au ralenti, quand il est à la laverie ou quand il est aux toilettes (un slow motion tout en finesse).

Ici, un tatouage en slow motion :

En 1967 déjà, la technique du slow motion était utilisée au cinéma aux États-Unis. Dans le film Bonnie and Clyde d’Arthur Penn, une partie de la scène finale du combat est filmée au ralenti. Dans une interview accordée au site NPR, le réalisateur explique être le premier à avoir utilisé le slow motion pour une scène de violence, et même si elle avait été critiquée à l’époque et qualifiée de « scène de violence gratuite », il explique que « L’intention était d’obtenir un genre de mouvement spasmodique de la véritable violence, et en même temps, de montrer cette atténuation du temps que l’on ressent quand on voit quelque chose, comme un terrible accident automobile ». Il ajoute qu’aujourd’hui, c’est une pratique très courante dans le cinéma. Et en musique aussi. Comme le montre « Thousand Exploding Suns », le dernier clip de l’artiste français Superpoze :

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