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Les grands compositeurs du septième art : James Horner, le magicien devenu éternel

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James Horner, grand monsieur au destin tragique. | © DR.

Cinéma et Docu

Tragiquement disparu dans un accident d’avion en 2015, le Californien n’est autre que celui qui a mis en musique les bandes originales de Titanic et Avatar. Un monstre aux multiples récompenses dont on vous raconte l’histoire dans notre série d’été sur ces hommes de l’ombre, troisièmes rôles magnifiques d’un art qui se joue aussi bien en images qu’en musique (6/7).

 

Au rayon des grands compositeurs de musique de film figure James Horner, créateur des bandes originales de Titanic, Avatar, Troie, Apollo 13, Braveheart et bien d’autres énormes succès du cinéma américain. Son style musical est, à l’instar de ses illustres contemporains John Williams ou Hans Zimmer, symbolisé par le symphonisme, dont il utilise les différents motifs dans la plupart de ses compositions. Il est aussi l’un des premiers à utiliser la musique électronique dans ses partitions pour le cinéma, et s’amuse ici et là à placer des chœurs ou des éléments inspirés de la musique traditionnelle irlandaise.

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Né en 1953 à Los Angeles, le petit James n’a que 5 ans lorsqu’il prend ses premières leçons de piano. Il s’en va étudier au Royal College of Music de Londres après sa scolarité, pour finalement revenir à l’université de Californie à Los Angeles. Dès la fin des années 70, il entame sa carrière avec la musique du film The Lady in Red. En 1982, il se fait remarquer avec la bande originale de Star Trek II : The wrath of Khan. Ce moment marque le début d’une ascension hollywoodienne fulgurante.

Sur le toit du monde avec Titanic

La consécration vient en 1986 avec une première nomination aux oscars pour sa collaboration avec James Cameron sur Aliens. Le fructueux duo viendra à se reformer sur beaucoup de projets, et marquera l’histoire du cinéma de son empreinte. Mais avant leurs nouveaux coups d’éclat, James Horner devient l’un des compositeurs les plus demandés du tout-Hollywood au début des nineties : c’est la période la plus faste de sa carrière.

En utilisant les services de grands orchestres pour offrir à des blockbusters les B.O. qu’ils méritent, Horner devient ce fabuleux faiseur de sons qui nous emmène dans des voyages épiques. Il est sollicité par Mel Gibson sur Braveheart, puis par Ron Howard sur Apollo 13 en 1995 (deux Oscars). Rien ne lui résiste et c’est le sacre deux ans plus tard, en 1997, de nouveau avec Cameron pour l’immense Titanic.

La bande originale qu’il compose pour le film est vendue à 27 millions d’exemplaires à travers le monde, sa composition pour « My Heart Will Go On » – tube planétaire chanté par Céline Dion – devient culte, et il remporte surtout deux oscars (meilleure chanson originale, meilleure musique de film) et trois Grammy Awards. C’est définitivement ce soir de 1998 que sa vie bascule et qu’il entre dans la légende du septième art.

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Au total, James Horner composera quasi une centaine de musiques de film, dont celles d’Avatar en 2009 (encore avec Cameron) ou de The Amazing Spider-Man en 2012. La suite est bien plus tragique pour le Californien, qui décède en 2015 dans l’accident d’un avion qu’il pilotait, un Embraer EMB 312, en s’écrasant dans la forêt nationale de Los Padres à l’âge de 61 ans seulement.

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